Emotion et souvenir, ce matin à l'hôtel Atria de Nîmes. Après une messe à l'Eglise Sainte-Perpétue, l'ensemble des membres de l'association nationale des mutilés des yeux de guerre se sont réunis au Novotel Atria. Ces messieurs, anciens combattants d'Algérie ou de la deuxième "grande guerre" arboraient leur bel uniforme sur lequel étaient accrochées de nombreuses médailles dorées qui éblouissaient volontiers ces dames, coquettes et souriantes, venues accompagner leurs maris ou rendre hommage à leurs défunts.
"Cela fait 90 ans que notre association existe. Nous pouvons nous en féliciter", a déclaré en prémices du congrès, le président de l'association Germain Pialet. Entouré du préfet du Gard Hugues Bousiges paré de ses habits officiels, du président du conseil général Damien Alary, du député William Dumas et de nombreuses autres associations d'anciens combattants, l'objectif de ce rassemblement est avant tout de créer "un lieu de retrouvailles entre camarades". Mais aussi de partager un moment privilégié pour "se souvenir de l'horreur des conflits qui fort heureusement aujourd'hui ont diminué", déclare Josef, un ancien combattant pour qui "la transmission aux jeunes générations par l'enseignement ou les médias est une grande joie".
L'écrivain malien Amadou Hampâté Bâ disait : Quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque entière qui brûle". Tachons donc de préserver nos mémoires vivantes pour que l'impensable ne se reproduise jamais.
Coralie Mollaret
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