La CFDT alerte la presse ce jour sur un conflit qui l'oppose à l'entreprise Elis Provence dont l'établissement Nîmois est situé rue Mallet Stenvens "Nous voulons dénoncer l’injustice et la terreur qui règne chez Elis Provence et notamment soutenir 2 salariés, un homme et une femme, qui ont osés se syndiquer à la CFDT et s’opposer au seul syndicat en place chez Elis, la CFTC" explique Philippe Butera, le développeur du syndicat CFDT. "Effectivement chez ELIS au niveau national vous ne trouverez pas un autre syndicat que la CFTC" poursuit-il. "D’autres syndicats ont essayé eux aussi de s’intégrer dans ces établissements par voie électorale mais eux aussi se sont cassés les dents devant la résistance de la direction".
En 2004, l'entreprise aurait déjà connu le même type de conflit mais avec la CGT. "Dans ce cas précis" explique Philippe Butéra qui est également juriste de formation et conseiller au Prud'hommes à Nîmes, "le vendredi 13 décembre, deux membres de la CFDT sont venus pour négocier le protocole électoral sont repartis sous la pression sans signer ce protocole. Dès le lundi matin 16 décembre, deux salariés de notre liste sont sont vus convoqués par la direction et notifier une dispense de travail jusqu’à la fin d’une procédure pouvant aller jusqu’au licenciement".
"Le vendredi 27 décembre, les deux salariés qui ont après 18 et 5 années d’ancienneté ont eu un entretien préalable à leur éventuel licenciement et aujourd’hui, ELIS a suspendu les élections". Philippe Butera rappelle que, dans un cas identique, le syndicat avait gagné en appel dans l'affaire Weldom. Plusieurs actions de mobilisation syndicales sont prévues dans les jours qui viennent.