Publié il y a 49 min - Mise à jour le 31.10.2026 - AS - 3 min  - vu 30 fois

GARD Plus de 2 millions d’euros pour soutenir les agriculteurs touchés par les difficultés climatiques

Printemps Jeunes Agriculteurs du Gard 2024 ()
Photo Anthony Maurin

Face aux conséquences de la sécheresse et des conditions climatiques difficiles de l’été 2026, l’État renforce son soutien aux agriculteurs gardois.

Une bouffée d’oxygène pour les agriculteurs gardois. Après un été 2026 particulièrement difficile pour les exploitations agricoles, l’État poursuit le déploiement de son plan exceptionnel Climat – Adaptation – Sécheresse – Incendie (CASI). Annoncé le 4 septembre dernier, ce dispositif national mobilise plus d’un milliard d’euros pour soutenir une profession confrontée aux conséquences des aléas climatiques.

Dans le Gard, les moyens supplémentaires se précisent. Initialement fixée à 1 658 675 euros, l’enveloppe départementale du fonds de réarmement agricole atteint désormais 2 013 485 euros, grâce à un complément prélevé sur la réserve nationale. L’objectif est de venir en aide aux exploitations dont la trésorerie a été particulièrement fragilisée.

Après trois réunions de concertation avec les représentants agricoles, dont la dernière s’est tenue le 28 octobre, la préfecture du Gard a décidé de revoir les conditions d'attribution des aides. Deux évolutions importantes sont annoncées : une revalorisation des montants pour les agriculteurs récemment installés et un élargissement du dispositif aux autres exploitants répondant aux critères.

Jusqu’à 10 000 euros pour les agriculteurs récemment installés

Les jeunes exploitants et les agriculteurs récemment installés restent prioritaires. Pour eux, le plafond des aides est désormais porté à 10 000 euros par exploitation.

Les montants forfaitaires sont également revus à la hausse. Pour les maraîchers, notamment les producteurs d’oignons doux, les aides passent de 3 500 à 7 000 euros ou de 6 000 à 10 000 euros selon les surfaces concernées. Pour les autres cultures, les montants sont relevés à 5 000 ou 7 000 euros selon les pertes constatées.

Concernant l’élevage, le soutien reste fixé à 350 euros par unité de gros bétail (UGB). Une attention particulière est accordée aux éleveurs caprins, avec un seuil d’éligibilité abaissé de 10 à 6 UGB afin de tenir compte des plus petits troupeaux laitiers.

Des aides désormais ouvertes à davantage d’exploitants

Autre nouveauté importante, le fonds n’est plus réservé aux seuls agriculteurs récemment installés. Il est désormais accessible aux exploitants agricoles à titre principal, aux GAEC et aux sociétés agricoles dont au moins la moitié du capital est détenue par des exploitants à titre principal. Pour ces bénéficiaires, le plafond est fixé à 8 000 euros par exploitation.

Les éleveurs et les maraîchers sont placés en première priorité. Les producteurs de légumes devront notamment justifier d’une perte de chiffre d’affaires ou de récolte supérieure à 30 % par rapport à l’année précédente.

Les autres productions, notamment la viticulture, l’arboriculture, les grandes cultures, la riziculture ou encore l’apiculture, pourront également bénéficier du dispositif. Les aides forfaitaires sont fixées à 3 500 euros pour des pertes comprises entre 30 et 50 %, et à 6 000 euros lorsque les pertes dépassent 50 %.

Pour les viticulteurs, la comparaison des récoltes s’effectuera avec l’année 2023, sur la base des documents de production.

Mais attention, toutes les demandes ne seront pas nécessairement satisfaites. La préfecture précise que les agriculteurs récemment installés seront servis en priorité, suivis des éleveurs et des maraîchers. Les autres dossiers seront examinés en fonction des crédits encore disponibles.

Les agriculteurs ont jusqu’au 10 novembre pour déposer leur dossier

Le calendrier est désormais fixé. Après une première période de dépôt réservée aux agriculteurs récemment installés, un nouveau guichet est ouvert depuis le jeudi 29 octobre.

Les exploitants concernés ont jusqu’au mardi 10 novembre 2026 pour transmettre leur demande. Les dossiers doivent impérativement être complets et accompagnés des justificatifs nécessaires. Pour les productions autres que l’élevage, les pertes devront notamment être attestées par un tiers, comme un expert-comptable, une coopérative ou la Chambre d’agriculture.

L’administration souhaite procéder aux premiers paiements avant le début du mois de décembre. Une échéance importante pour les exploitations gardoises qui doivent déjà préparer la prochaine saison dans un contexte économique et climatique toujours incertain.

Pour déposer une demande : Accéder au formulaire officiel en ligne

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