Six moines, venus du Ladakh, étaient présents à l’institut d’Alzon pour confectionner un mandala. L'oeuvre était synonyme de concentration et de méditation.
Pendant cinq jours, des moines tibétains étaient à Nîmes dans le cadre d’un séjour au profit des enfants de l’institut Ngari. Lors de cette période, ils ont réalisé un mandala, avec des grains de sable, qu’ils ont eux-mêmes coloré. Les gestes étaient précis, la concentration maximale et la patience infinie.
Le tout sous les yeux des collégiens, intrigués par ce travail d’orfèvre. Ce lundi, juste après avoir terminé leur œuvre, les moines ont procédé à la cérémonie de dissolution. Cela se traduit par une séance de chant et de musique traditionnelle. Ensuite, le maître coupe le mandala en plusieurs parts. Puis, selon un rituel bien précis, un autre moine détruit l’œuvre avec des mouvements lents et symétriques.
Les grains de sables sont alors réunis au centre du mandala. Ils ont été ensuite dispersés dans le Rhône. Pour Yvan Lachaud, le directeur général de l’institut d’Alzon, « Cette démarche permet de mieux comprendre leur foi et c’est une belle ouverture d’esprit ».
C’est avec intérêt que les élèves ont suivi l’évolution des travaux et pour Aimé Fanges de l’association "culture tibétaine Nîmes", « les collégiens ont été impressionnés par une justesse du geste aussi importante ».
Le mandala, où figuraient un lotus, une arme blanche et les quatre coins cardinaux, symbolisait la sagesse de Boudha. Cela a demandé 10 heures de travail de création et seulement quelques secondes pour le dissoudre.
Norman Jardin