« C’est un rendez-vous très important », souligne François Courdil, impatient. « Ce comité va définir l’investissement que fera l’État dans les prochains contrats de ville, selon la thématique », poursuit-il. Des thématiques que l’édile aurait déjà hiérarchisé grâce « à une consultation d’une ampleur inédite s’étalant sur plus d’une année et servant à la fois aux contrats de ville, au projet social territoriale et aux projets des centres sociaux ».
D’après l’adjoint, plus de 1 000 entretiens ont été conduits dans les centres sociaux. Parmi les grandes préoccupations : « La lutte contre la délinquance avec la nécessité d’avoir des médiateurs mieux formés sur des horaires non conventionnels, la citoyenneté, la formation, l’emploi mais aussi, le développement durable ». Un thème qui a étonné l’édile : « C’est vrai, je ne m’y attendais pas. Il y a une volonté de travailler sur la biodiversité avec des projets de forêt urbaine, des jardins partagés…»
Ces derniers mois, une partie de la classe politique - à Droite de l’échiquier - critique les sommes d’argent injectées dans les quartiers prioritaires : « Sans cet argent, il ne se passe plus rien dans les quartiers ». Et d’adresser un message à la secrétaire d’État chargée de la ville, Sabrina Agresti-Roubache : « Madame la ministre, soyez à la hauteur ! Nos contrats de ville datent de 2015. À la fin de l’année, nous n’aurons plus de cadre légal. Nous, aujourd’hui, nous sommes prêts. Nous avons fait un boulot de concertation inédit ! »