Routes bloquées, voitures et poubelles brûlées, magasins pillés ou incendiés, caméras de vidéoprotection détruites. Comme dans de nombreuses villes de France, même si ces événements n’ont pas eu d’impact sur l’ensemble du territoire, des violences urbaines ont éclaté à Nîmes, la nuit dernière, en réaction à la mort de Nahel, 17 ans, suite à un tir de policier à Nanterre (Hauts-de-Seine) lors d’un contrôle routier.
« J’ai confiance en la justice dans cette affaire. C’est pourquoi je condamne avec la plus grande fermeté les faits survenus la nuit dernière à travers la ville. Cette violence est inacceptable et doit cesser au plus vite. Elle pénalise avant tout les habitants de ces quartiers sensibles. La Ville reste mobilisée aux côté des forces de l’ordre et de l’Etat, pour protéger les Nîmois et les équipements publics qui servent à tous au quotidien. Il est de notre devoir de défendre ce respect de la République et des institutions. Parce que les casseurs ne peuvent agir en toute immunité, j’ai décidé de maintenir la Fête des quartiers jusqu’à 18h, ce samedi 1er juillet. J’en appelle désormais à la conscience de chacun : le calme doit revenir dans notre cité », assène Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes.
Et de conclure : « Je salue la mobilisation de tous les acteurs locaux, chacun avec ses responsabilités associatives et citoyennes, pour appeler au calme et ramener à la raison ».
Si les bus et tramways vont de nouveau s’arrêter à 21h, le concert de Damien Saez, prévu ce soir dans les Arènes dans le cadre du Festival de Nîmes, est maintenu.