"La réalité, ce sont surtout des incivilités, quelques dégradations, quelques atteintes aux biens". D'entrée, Philippe Ribot plante le décor et les raisons de la pose du système de surveillance déployé à Saint-Privat-des-Vieux. Dix-neuf caméras placées du chemin des Blacous au chemin de Fricandeau, de l'école Paul-Valéry à la place Florian, "un réseau cohérent par rapport à la vie de la commune, mais aussi aux villes limitrophes" : "On était une zone blanche entre Alès et Salindres, alors que Rousson et Mons ont des projets", constatait Philippe Ribot.
Quatorze sites communaux sont surveillés et supervisés par un centre au poste de police municipale, relié aux écoles et la mairie par la fibre, pour garantir une meilleure vitesse de réception, et donc d'action. Cinq caméras sont à multicapteurs et cinq autres font lecture de plaque. Le schéma global, monté avec et validé par la gendarmerie, autorise la pose potentielle de 36 caméras à terme, sans autorisation préfectorale, afin de cibler rap tout point sensible naissant.
"La sécurité appelle au sérieux et à la mesure"
Un projet inscrit dans le projet 2020-2026 et né il y a deux ans, dont la volonté est d'"agir plutôt que faire peur" : "Cela nous permettra par exemple de récupérer des cambrioleurs en partance d'Alès sur la route de Bagnols. Des voleurs dans les écoles Florian et de Salindres ont été identifiés grâce à la vidéosurveillance. C'est à la fois dissuasif, préventif et punitif", justifie le maire, qui rappelle : "La sécurité est un sujet important et légitime, mais qui appelle au sérieux et à la mesure. Notre commune ne connait pas de forte délinquance, mais des incivilités et des vagues de cambriolages comme toute zone périurbaine aujourd'hui."
Le dispositif se couple au recrutement d'un second policier municipal et l'armement des deux agents : "Je n'ai pas envie d'avoir un policier qui ne peut pas réagir face à un problème dans une école", défend et craint le maire. À cela s'ajoute un réseau de participation citoyenne avec une quarantaine de référents : "Il n'y a pas de solution miracle, d'autant que c'est difficile d'évaluer les conséquences".
Coûts et financements :
Le dispositif a nécessité 200.000 euros HT. 42.700 euros ont été financés par l'État au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance.