Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.11.2026 - AS - 3 min  - vu 57 fois

NÎMES Les prix de l'immobilier continuent de grimper, près de 3 000 euros le m²

Immobilier
Photo d'illustration DR

À Nîmes, les prix de l'immobilier ancien progressent de 2,4 % sur un an, selon une étude publiée ce mardi 3 novembre par Guy Hoquet. Avec un prix moyen de 2 981 euros le m², la cité des Antonin reste toutefois plus accessible que Montpellier et Toulouse. Mais pour acheter une maison, le budget dépasse désormais 450 000 euros en moyenne.

Selon les dernières données de l'Observatoire GH Transaction de Guy Hoquet l'Immobilier, le prix moyen du mètre carré atteint désormais 2 981 euros à Nîmes, soit une progression de 2,4 % sur un an. Une augmentation qui intervient alors que le marché immobilier reste confronté à des conditions de financement plus difficiles.

Sur les dix premiers mois de l'année, 6 271 annonces de biens anciens ont été recensées à Nîmes, soit une hausse de 4,9 % par rapport à la même période en 2025. Le budget moyen affiché s'établit à 266 523 euros, en recul de 2,7 % sur un an. Une évolution qui s'explique notamment par la diminution de la surface moyenne des logements proposés, désormais de 89,4 m², soit 4,7 m² de moins en un an.

180 000 euros pour un trois-pièces, 451 000 euros pour une maison

Dans le détail, les écarts de prix restent importants selon le type de logement recherché. À Nîmes, un studio est proposé en moyenne à 94 466 euros, contre 121 264 euros pour un appartement de deux pièces. Pour un trois-pièces, le budget grimpe à 180 363 euros, tandis qu'un quatre-pièces atteint 229 687 euros.

Les maisons nécessitent un investissement nettement plus conséquent. Leur prix moyen affiché atteint 451 051 euros à Nîmes. Pour une maison de quatre pièces, il faut compter 325 448 euros, contre 546 354 euros pour cinq pièces et plus.

Ces montants correspondent aux prix demandés dans les annonces immobilières et non aux prix définitifs des transactions, qui peuvent faire l'objet de négociations.

Nîmes reste moins chère que Montpellier et Toulouse

Malgré cette progression, Nîmes conserve un avantage tarifaire face aux deux grandes métropoles régionales. À Montpellier, le prix moyen atteint 4 091 euros le m², contre 4 068 euros à Toulouse. Les deux villes affichent désormais des niveaux quasiment identiques.

À Nîmes, le mètre carré reste ainsi environ 27 % moins cher qu'à Montpellier. Pour un appartement de trois pièces, l'écart est également significatif : 180 363 euros dans la cité gardoise, contre 258 933 euros à Montpellier et 250 517 euros à Toulouse.

La comparaison avec Narbonne est en revanche beaucoup plus serrée. Dans la ville audoise, un trois-pièces est proposé à 178 552 euros en moyenne. Mais les prix y progressent deux fois plus rapidement qu'à Nîmes, avec une hausse de 4,8 % du mètre carré sur un an.

Béziers demeure plus accessible, avec un prix moyen de 2 362 euros le m² et un trois-pièces affiché autour de 145 000 euros. À Perpignan, le marché connaît même une baisse de 3,2 % des prix, à 2 131 euros le m².

En Occitanie, les prix augmentent mais les logements rétrécissent

À l'échelle de l'Occitanie, la tendance reste orientée à la hausse. Le prix moyen du mètre carré atteint 2 654 euros, soit une augmentation de 2,5 % sur un an. Dans le même temps, la surface moyenne des biens proposés recule de 4,2 m², pour s'établir à 106 m².

Le budget moyen régional diminue légèrement, à 281 410 euros. Cette évolution s'explique notamment par une modification de l'offre : les appartements sont plus nombreux sur le marché, tandis que la proportion de maisons recule.

Autre enseignement de l'étude : les performances énergétiques des logements proposés à la vente s'améliorent. En Occitanie, 53 % des annonces concernent désormais des biens classés A, B ou C au diagnostic de performance énergétique, contre 44 % un an auparavant. Les passoires thermiques, classées F ou G, ne représentent plus que 4,2 % des annonces.

Des taux d'intérêt qui compliquent toujours les achats

Reste une difficulté majeure pour les acquéreurs : le financement. Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des crédits immobiliers atteignait 3,40 % en septembre 2026, contre 3,16 % en décembre 2025.

Une évolution qui pèse directement sur la capacité d'emprunt des ménages. Si l'augmentation du nombre de biens proposés peut ouvrir davantage de possibilités de négociation, la hausse du coût du crédit continue de compliquer l'accès à la propriété.

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