Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.11.2026 - Amélia Arfi - 3 min  - vu 19 fois

GARD RHODANIEN Les Ateliers rhodaniens II : un investissement de 3,6 millions d’euros pour les entreprises

Le chantier des Ateliers rhodaniens II, à Saint-Laurent-des-Arbres, accueillera treize lots modulables destinés aux entreprises.

- Amélia Arfi

La zone de Tésan continue de s’étoffer à Saint-Laurent-des-Arbres. Après une première tranche ayant accueilli neuf entreprises, la première pierre des Ateliers rhodaniens II a été posée mardi 3 novembre. Porté par la SEGARD, ce programme de treize lots modulables, proposés à la vente ou à la location, représente un investissement de 3,6 millions d’euros.

À Saint-Laurent-des-Arbres, les installations se succèdent dans la zone de Tésan, où Picard a ouvert en juin dernier, quelques mois après le QG Padel Club, ouvert en novembre 2025. Les Ateliers rhodaniens II prolongent ce développement avec des locaux destinés aux artisans et aux petites et moyennes entreprises (PME). La première pierre de ce programme de treize lots vient d’être posée, mardi 3 novembre. Portée intégralement par la SEGARD, l’opération représente 2 792 m² de surface utile et un investissement de 3,6 millions d’euros TTC.

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Les neuf ateliers de la première tranche avaient confirmé la demande. « Si nous sommes réunis aujourd’hui pour lancer une deuxième opération, c’est d’abord parce que la première a démontré toute sa pertinence », rappelle Sébastien Bayart, vice-président chargé du développement économique, venu représenter Christophe Serre, président de l’agglomération du Gard rhodanien. Cette deuxième opération doit permettre aux entreprises de s’installer ou de s’agrandir sans quitter le territoire. 

Des locaux adaptés aux besoins des entreprises

Un artisan du bâtiment n’a pas les mêmes besoins qu’une entreprise de stockage ou qu’un commerce. Les futurs ateliers pourront être divisés ou regroupés, avec des bureaux, des sanitaires, une mezzanine, un portail ou une vitrine selon les activités.
« Les besoins des entreprises sont divers. Nos aménagements doivent pouvoir s’y adapter », souligne Sylvie Barrieu-Vignal, maire de Saint-Laurent-des-Arbres, et première vice-présidente de l’agglomération du Gard rhodanien chargée de l’aménagement du territoire. Les locaux sont proposés à la vente comme à la location.

Les entreprises participant au chantier étaient présentes lors de la pose de la première pierre des Ateliers rhodaniens II. • Amélia Arfi

À moins de cinq minutes de l’A9, le bâtiment disposera d’un accès pour les poids lourds. Les stationnements seront en partie désimperméabilisés et prééquipés pour la recharge électrique, tandis que la toiture pourra recevoir des panneaux photovoltaïques. Commencés en septembre 2026, les travaux doivent durer dix mois. La commercialisation se poursuit pendant le chantier, avec notamment des surfaces de 144, 261 et 637 m² encore disponibles.

Un chantier qui fait travailler les entreprises gardoises

Avant l’arrivée des occupants, l’opération alimente déjà les carnets de commandes locaux. Selon la SEGARD, plus de 90 % des marchés de travaux ont été attribués à des entreprises gardoises. L’entreprise publique locale prend en charge le portage foncier, le financement et la réalisation du programme. Son président, Patrick Scorsone, défend cet engagement dans une période difficile pour le bâtiment : « Faire le choix d’investir pleinement est un acte de confiance fort envers l’avenir. » 

La première pierre symbolique des Ateliers rhodaniens II a été posée mardi 3 novembre dans la zone de Tésan à Saint-Laurent-des-Arbres. • Amélia Arfi

Chef d’entreprise installé à L’Ardoise, Patrick Scorsone insiste également sur les besoins des futurs occupants. « Un parc d’activité n’est pas un alignement d’acier ou de béton », souligne-t-il.  Il évoque aussi les entrepreneurs fragilisés par la conjoncture et leur adresse un message : « Tenez bon, nous ne vous abandonnerons pas. »

Préparer les prochaines implantations

Au-delà de ces nouveaux ateliers, Sébastien Bayart appelle à reconstituer une offre de foncier économique. Il propose d’agrandir certaines zones lorsque cela est possible, de mieux utiliser les terrains existants et de préparer de nouvelles capacités d’accueil. Acquérir les terrains, conduire les études et aménager prend cependant plusieurs années. « Le temps du foncier économique est un temps long », rappelle-t-il. « Mais ce temps long ne doit surtout pas devenir un temps d’attente », insiste-t-il.

Cette anticipation doit tenir compte de la préservation des sols. Sylvie Barrieu-Vignal rappelle que l’agglomération travaille à la révision de son schéma de cohérence territoriale, qui organise notamment la place des activités, des logements et des espaces agricoles et naturels. Les objectifs de zéro artificialisation nette imposent une utilisation plus économe du foncier. La maire défend la modularité des locaux et la mutualisation des espaces proposées dans cette opération.

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