Il a déjà demandé en vain il y a quelques mois sa remise en liberté devant la cour d'appel de Nîmes. Ce mercredi matin il tentait à nouveau sa change en plaidant seul son contrôle judiciaire. Un libyen, âgé de 38 ans, est mis en examen depuis mai 2025 pour "viol sur une mineure de plus de 15 ans". Un homme qui avait accueilli chez lui une mère de famille isolée et en précarité avec deux enfants à charge. La fille de la mère de famille, une adolescente, a rapidement mis en cause le "logeur" pour des abus sexuels répétés dont elle aurait été victime.
Si le trentenaire inconnu jusqu'alors de la Justice, a reconnu quelques violences sur la jeune femme, il refute les viols en estimant qu'il s'agit de rapports dans le cadre " d'un accord avec la mère de famille pour se marier avec sa fille adolescente" .
"il s'agit d'une jeune fille très fragilisée avec sa maman qui est mise en examen dans ce dossier". "Elle est aujourd'hui en foyer avec son petit frère", souligne Me Sergent pour la victime. " On est dans un contexte de mariage forcé, il est essentiel que monsieur ne puisse pas entrer en contact et qu'il n'y ait pas de pression sur la jeune femme", estime l'avocat général Dominique Sié qui s'oppose à un éventuel élargissement du mis en examen. "Il est totalement exclu qu'il puisse revenir sur Nîmes à proximité de la partie civile", complète le réprésentant du parquet général de Nîmes.
Pour sa défense le trentenaire dénonce sans évoquer le dossier de viols : "j'ai été isolé et agressé en prison".
La chambre de l'instruction de Nîmes, présidée par Christophe Teissier, a décidé ce mercredi de suivre les réquisitions... Le suspect reste donc en détention provisoire notamment pour les risques importants de pression qui pourraient s'exercer sur la victime.