Il y avait de quoi faire dans cette camionnette. Mercredi dernier, aux Salles-du-Gardon, les gendarmes décident de contrôler un véhicule utilitaire conduit par un homme de 26 ans. Ils lui demandent d’ouvrir le compartiment de chargement. Et découvrent une palette entière de protoxyde d’azote. Au total, 72 cartons contenant chacun six bouteilles, soit 432 bouteilles pour un poids estimé à près d’une tonne.
Les militaires demandent alors au conducteur de justifier la provenance de cette marchandise. Une facture, un bon de livraison ou simplement un document de transport. Il n’a rien de tout cela.
Déjà connu pour des faits liés aux stupéfiants, selon les services de l’État, le jeune homme est interpellé et placé en garde à vue. La marchandise est saisie. L’homme sera finalement remis en liberté le lendemain, jeudi 24 septembre. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Ce lundi matin, les gendarmes sont revenus le chercher. Cette fois dans le cadre d’une autre enquête concernant un trafic de stupéfiants dans le secteur d’Anduze. Une procédure menée sous l’autorité du procureur de la République d’Alès. Le suspect est de nouveau placé en garde à vue et une réponse pénale doit intervenir à son issue.
Cette saisie a été réalisée dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation organisée du 20 au 25 septembre dans le secteur alésien. Près de 400 gendarmes et réservistes ont été mobilisés. Plus de 3 300 personnes et 2 300 véhicules ont été contrôlés et environ 200 infractions constatées.
Concernant le protoxyde d’azote, la réglementation interdit à un particulier d’en transporter une quantité supérieure au seuil autorisé. Dans le cas présent, le conducteur encourt, selon la préfecture du Gard, jusqu’à deux ans de prison et 7 500 euros d’amende.
Le protoxyde d’azote, plus communément appelé « gaz hilarant », est notamment utilisé dans le domaine médical. Mais son détournement à des fins récréatives peut provoquer des nausées, des maux de tête ou encore des troubles des perceptions et des hallucinations.