Publié il y a 1 h - Mise à jour le 28.09.2026 - CM - 4 min  - vu 138 fois

SÉNATORIALES Dans le Gard, les réactions des responsables politiques

Ce dimanche à la préfecture du Gard

Ce dimanche à la préfecture du Gard 

- Coralie Mollaret

Ce dimanche, se jouaient les élections sénatoriales dans le Gard. Les sortants Denis Bouad (PS) et Laurent Burgoa (LR) ont été réélus. La troisième place revient à Sylvie Josserand (RN).   

Le maire de Nîmes, Vincent Bouget : «  Au lendemain du vote, la gauche conserve dans le Gard un siège de sénateur, avec la réélection de Denis Bouad. Il s’agit là indéniablement d’un point d’appui pour mener à Paris les indispensables batailles politiques pour les habitantes et habitants de Nîmes. La liste de droite conduite par Laurent Burgoa perd quant à elle un siège au profit de la liste d’extrême droite conduite par Sylvie Josserand, à l’image d’un effritement national de la droite au profit de l’extrême droite. Le mode de scrutin sénatorial n’a pas permis la conquête d’un siège supplémentaire pour la gauche, dans un contexte marqué par une division. Je tiens à saluer toute l’équipe du Gard en Commun, qui n’a rien lâché pendant la campagne sénatoriale, et tout particulièrement mon amie Cathy Ville-Chaulet. Élue exemplaire ancrée dans les terres du Gard, sa voix contribue à donner du sens à l’action publique. Dans la ruralité, comme dans les villes, le recul des services publics, la situation économique et les attaques sur la dotation des collectivités pèsent lourd sur le quotidien de nos concitoyens. Face à ces situations, les discours de haine n’arrangent rien et sèment la division. Aujourd’hui, les échéances qui nous font face sont nombreuses et nous obligent à travailler d’arrache-pied pour construire des rassemblements politiques partant du quotidien et du réel des Gardois. C’est indispensable. J’y prendrai toute ma part. »

Basile Imbert, porte-parole d'Olivier Faure dans le Gard : «  Personne ne peut être surpris du résultat pour le moins annoncé du scrutin d'hier (…) D’abord, aux dernières élections municipales – et chacun doit en prendre sa part de responsabilité –, la gauche gardoise n’a pas voulu voir qu’elle avait perdu dans le département malgré sa belle victoire tant attendue à Nîmes. Partout ailleurs, nous avons perdu des communes, de façon parfois injuste, mais je crois que cette défaite tient pour beaucoup à une impréparation collective, à une absence de stratégie globale. Nous l’avons vu à Alès lorsque j’alertais les états-majors des partis des mois avant le scrutin sur le risque de passer à côté d’une possible victoire, faute d’accord départemental d'union de la gauche. On ne nous a pas pris au sérieux, on a préféré regarder que Nîmes, Nîmes à tout prix, et on a repoussé l’accord alésien pour quel résultat ? La disparition des partis de gauche au conseil municipal d’Alès, c’est-à-dire les grands électeurs de gauche qui ont manqué à Denis pour être premier du scrutin et changer la donne ! (…) De la même façon, nous n’avons pas voulu voir que les lepénistes font de la politique et travaillent énormément le terrain dans ce département, tout en ayant - eux ! -, compris le profond désir de renouvellement du personnel politique dans la population comme parmi les grands électeurs (car les grands électeurs, au fond, malgré le qualificatif de « grands » sont des gardois comme les autres, à l’image d’une société dont ils font pleinement partie). Enfin, le feuilleton un peu affligeant du parti socialiste gardois ces derniers mois a achevé de doucher nos espérances. (…) À cela est venu s’ajouter une très mauvaise gestion des divisions de la gauche, qui aurait pu être évitée si les gens s’étaient parlé plus tôt ; car depuis bientôt un an la candidature de Carole Bergeri était elle aussi annoncée quoi qu’on en dise et son score de presque 200 voix sur son seul nom, sans soutien partisan, est tout sauf anecdotique dans un tel scrutin (…)  Pour autant, cette élection, qui ne doit absolument pas virer aux inutiles et dérisoires règlements de comptes doit à présent résonner en nous comme une alerte – encore une ! – que nous ne pouvons plus passer à côté d’une époque qui a changé et adopter enfin une stratégie cohérente à l’échelle du département. La bonne nouvelle c’est qu’il n’est pas trop tard... pour peu qu’on s’en donne les moyens ! » 

Florence Dardon et Christophe Cavard, coréférents de Place publique : « Nous constatons avec inquiétude l’enracinement du RN dans notre département. La candidate Sylvie Josserand dépasse le quart des grands électeurs avec un score qui va bien au-delà de l'addition mathématique des scores aux municipales auxquelles elle aurait pu prétendre. Dans le secret de l'isoloir et, souvent en dépit de la revendication d'un non-alignement politique auprès des citoyens, des élus locaux, des grands électeurs ont permis l'élection d'une sénatrice RN qui va renforcer le groupe que le parti lepéniste pourra constituer à la haute assemblée. Les électeurs se sont tournés vers les partis traditionnels avec des scores inférieurs aux dernières élections sénatoriales. Nous constatons avec inquiétude que l’électorat de la droite républicaine glisse dangereusement vers l’extrême droite y compris chez les élus. Ce résultat valide notre choix de participer à la refondation de la gauche afin d’offrir une alternative plus que jamais nécessaire à notre département. Les primaires de la gauche sociale-démocrate vont permettre de mettre un visage, une voix et un programme sur cette espérance de changement. » 

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