Ce médecin, âgé de 37 ans, est père de famille avec trois enfants. Il a déjà été condamné en 2021 pour "exhibition sexuelle". Depuis quelques jours il est en détention provisoire dans un dossier de "viol et agression sexuelle sur des personnes vulénarables".
Il est mis en cause par des patientes de l'hôpital d'Orange dans le Vaucluse où il exerce et un signalement de sa direction a été effectué aux autorités judiciaires fin septembre 2026. Un début d'enquête qui a permis d'entendre des patientes qui évoquent des gestes à caractère sexuel alors qu'elles souffraient de maux qui ne nécessitaient pas des "palpations" au niveau des parties intimes. Des femmes qui étaient soignées pour des problèmes d'alcoolémie. Le praticien exerçait à la fois aux urgences et dans un service spécialisé de cet hôpital public vauclusien. Dès le début de l'enquête judiciaire, il a été suspendu par l'ARS, l'agence régionale de santé de la région PACA.
Un trentenaire qui demandait cette semaine d'être placé sous contrôle judiciaire à la cour d'appel de Nîmes alors qu'il a été mis en examen et écroué le 23 octobre dernier. Il nie le moindre geste déplacé et indique : "Je souhaite reprendre mon activité professionnelle de pneumologue."
"Il est médecin depuis 12 ans et il n'a jamais eu le moindre problème, pourtant il exerce des gardes dans un milieu compliqué aux urgences et en addictologie", plaide son conseil en appuyant la demande de contrôle judiciaire. "Et là, dans la même soirée et avec deux patientes qui sont dans la même chambre, il aurait commis ces gestes, c'est vraiment étonnant", poursuit l'avocat du mis en examen.
Un élargissement à laquel s'oppose l'avocat général. "Il a fait droit au silence et les investigations débutent, il faut éviter le moindre contact avec les victimes". "Il a déjà été condamné pour des faits de nature sexuelle", estime le représentant du ministère public. La cour d'appel a décidé de maintenir le médecin en détention provisoire.