« Sentez l’odeur… La sculpture est en train de pourrir ! », commente sans détour l’adjoint à la culture de Nîmes, Daniel Jean Valade. Installée en 1999, la nymphe du Quai de la Fontaine est en piteux état. « À l’époque, elle a été créée dans un orme centenaire qui présentait déjà des champignons », raconte le fils de l’artiste, présent sur les lieux pour la destructions de l'œuvre de son père, François Godebski.
Né à Nîmes, l’artiste a été formé dans les écoles d’Art parisiennes, avant de développer un goût particulier pour la matière et les formes. « C’est la fin d’un projet… Alors oui, c’est un peu triste. Mais nous n’avions pas le choix », commente Yan Godebski, se remémorant les trois années de travail de son père dans les ateliers et hangars, notamment celui du Mas des Abeilles.
D’un hauteur de sept mètres pour un poids avoisinant les sept tonnes, la sculpture en bois recouverte d’une épaisse couche de résine menace la sécurité des passants. Démarré ce lundi, l’oeuvre sera détruite morceau par morceau.
D’ailleurs ce matin, il aura fallu une bonne vingtaine de minutes à la société Roche pour découper le pied de la Naïade. Une partie ayant été récupérée par Yan, fier de la création de son père qui servit de repère, pendant de nombreuses années, aux Nîmois.
CM
coralie.mollaret@objectifgard.com