On ne sait pas très bien si François Morel est comédien, écrivain, chanteur, poète, philosophe ou journaliste. On sait juste qu'il a du talent et ce n'est pas les spectateurs présents hier soir pour la première des trois représentations de " La fin du monde est pour dimanche ", qui diront le contraire. Durant près de 90 minutes, l'ancien des Deschiens a éclaboussé la salle de son génie et de son amour pour la scène. Au programme, un spectacle qui parle du temps qui passe avec des personnages et des textes qui ne laissent personne indifférents. Une pièce qu'il a écrite et qu'il interprète dont les textes sont issus de ses meilleures chroniques sur France Inter.
François Morel sur scène, c'est un comédien exalté qui manie les mots à la perfection. Le reporter de France Bleu Judé, la fan de Sheila, l'enfant qui n'aimait pas le cirque où l'homme mûr dans le métro sont autant de personnages qu'il interprète avec une grande générosité et un plaisir palpable. Il ne se passe pas deux minutes sans que la salle n'éclate de rire à la vue d'individus qui se font plus où moins bien, aux années qui passent. Des personnages dans lesquels il est facile de s'identifier. La mise en scène de Benjamin Guillard est aussi très bien pensée. Peu de décors mais un écran et des scènes projetées qui plongent le spectateur dans l'univers de femmes et d'hommes confrontées à la vieillesse. Pour cela, il reste deux représentations aujourd'hui et demain. Une chose est sûre, vous n'y perdrez pas votre temps.
Ce mercredi à 19 heures et demain jeudi, à 20 heures au théâtre de Nîmes, 1 place de la Calade.
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