Publié il y a 13 ans - Mise à jour le 29.05.2013  - 3 min  - vu 173 fois

SOCIAL Mobilisation tous azimuts en faveur des emplois d'avenir. Le Département montre l'exemple

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PicasaLes ateliers de menuiserie du conseil général du Gard, chemin du Mas de Boudan à Nîmes, ont abrité ce mercredi matin la signature symbolique et solennelle de la convention-cadre entre l'assemblée départementale et l'Etat, portant sur le recrutement direct de 25 jeunes gens, garçons et filles, en emplois d'avenir (*), abondé par des encouragements aux collectivités locales,  établissements de santé (hôpitaux ruraux, maisons de retraite, EPHAD, foyer-logement, petite unité de vie...) et associations à souscrire ce type de contrats aidés. Sachant qu'après l'intervention sonnante et trébuchante de l'Etat en matière de formation et rémunération, il ne reste qu'environ 500 € mensuels à charge de l'employeur. Une aubaine en ces temps de vaches maigres. Au final, le conseil général du Gard estime entre 200 et 250 le nombre d'emplois d'avenir qui pourraient être signés d'ici la fin de l'année pour son propre compte (plusieurs centaines des 3 200 agents qu'il emploie vont devoir être remplacés dans les années à venir) ou sous son impulsion.

A la faveur de la signature des quatre premiers contrats de travail validés par le Département sous l'oeil de tous les partenaires mobilisés sur le front de l'emploi (direction du travail, Pôle Emploi, Mission locale pour l'emploi, Cap Emploi à destination des travailleurs handicapés...), le président Damien Alary a rappelé combien il était nécessaire de faciliter l'entrée dans la vie active des jeunes en recherche d'emploi (10 166 pour le seul département du Gard) : "Tous les jeunes sont concernés, plus encore ceux issus de quartiers sensibles ou des zones de revitalisation rurale, handicapés et privés de qualification, qui souffrent d'un taux de chômage trois fois supérieur à celui des jeunes gens mieux lotis et qualifiés. Notre objectif n'est pas de faire du chiffre pour faire du chiffre, mais de souscrire de vrais contrats de travail débouchant, au-delà des trois ans, sur des emplois durables. A cet égard, je regrette que d'autres grandes collectivités (du côté de Nîmes suivez notre regard !) n'aient pas choisi de faire des contrats d'avenir. J'espère que cette option n'est pas guidée par des considérations politiciennes, sinon elles auront à rendre des comptes aux jeunes qu'elles laissent volontairement sur le bord du chemin". Les quatre premiers signataires des emplois d'avenir du conseil général du Gard sont Marouan Afkour, 25 ans, comme agent d'accueil, d'animation et d'orientation à l'espace petite enfance de l'Agora de Vinci; Damien Allier, 25 ans, en qualité d'assistant administratif au service Placement et Familial de la direction des Interventions sociales; Saïd Kaddouri, 25 ans, comme maçon à la direction des Bâtiments du conseil général et, enfin, Jean-Philippe Pessina, 27 ans, travailleur handicapé, chargé de la numérisation des dossiers de la Maison départementale des personnes handicapées. Tous quatre n'ont fait qu'un lorsqu'il s'est agi de louer les emplois d'avenir et remercier ceux qui leur donnent désormais de bonnes raisons d'espérer en un avenir meilleur.

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Comme il l'avait fait, il y a quelques jours de cela en la salle des fêtes de Caveirac, lors de l'assemblée générale de l'Association des maires du Gard (http://www.objectifgard.com/2013/05/25/communes-plus-quune-assemblee-generale-un-veritable-congres-de-transition-pour-les-353-maires-du-gard/), Hugues Bousiges, préfet du Gard, en a appelé à la mobilisation des collectivités territoriales et associations "afin qu'elles offrent une chance aux jeunes en quête d'emploi. Des jeunes déterminés et attachants avec lesquels j'aurais aimé travailler". "Le département dispose d'un volume de 1 157 contrats d'emplois d'avenir à réaliser d'ici la fin de l'année. Nous en sommes à 230, soit peu ou prou deux fois moins que ce que nous aurions dû réaliser en cinq mois. Dans un département cruellement touché par le chômage des jeunes, je n'imagine pas que nous rendions à Paris des contrats, faute de n'avoir pu les faire signer !  L'heure est à la prise de conscience et à la mobilisation tous azimuts". Puise cet appel être entendu.

(*) Le dispositif emploi d'avenir peut également bénéficier aux entreprises privées. Dans ce cas, la participation de l'Etat est de 35 % des salaires mensuels contre 75 % pour les association et institutions publiques. Par ailleurs dans le département, une vingtaine de contrats de génération ont à ce jour été souscrits.

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