"On sentait une volonté de conciliation... et puis tout d'un coup, plus rien ! Comme si les engagements pris le 17 juin dernier ne devaient être tenus que durant trois semaines. Nous avons le sentiment que la préfecture ne sait plus trop sur quel pied danser. Il n'y a plus de cohérence, plus de conducteur de travaux, comme si tout venait de s'effondrer" , ont affirmé les animateurs(trices) du comité de défense, préoccupés par la situation d'insalubrité "de ce foyer de misère" établi sur la commune de Nîmes, le long de la route conduisant de Caissargues et Saint-Gilles. Certes, le campement aux allures de bidonville a été débarrassé des ses tonnes d'immondices, mais il n'y a toujours pas de toilettes, pas d'électricité et pas la moindre goutte d'eau pour subvenir aux besoins de la quinzaine de familles installées sur ce délaissé, propriété de Réseau Ferré de France. Plus préoccupant encore, aucun des enfants ne peut être inscrit à l'école, tant qu'une localisation définitive n'a été établie. "Nous lançons un cri d'alerte afin qu'une solution politique soit trouvée et qu'on ne laisse pas pourrir cette situation. Il y a une réelle mise en danger des populations, leur sort est en jeu".
Mis en cause par un comité de soutien qui en appelle à la vigilance des citoyens, le préfet du Gard, Hugues Bousiges transmettait au même instant à la presse, les éléments suivants :
A la suite de la 4 ème réunion du comité de suivi chargé de l'évaluation des situations des personnes présentes dans un campement illicite route de Saint-Gilles à Nîmes, le Préfet du Gard rappelle que ses engagements ont été tenus. Et d'affirmer : "Après avoir engagé une évaluation sociale des résidents de ce campement, réalisée par les services de l’État, du Conseil Général, de la Croix Rouge et de l’Adejo, plusieurs axes avaient été fixés afin d'améliorer la situation de ces populations" :
· L’accès à la santé : Un bilan sanitaire a été effectué par les services sociaux. En matière d’hygiène, l'entreprise Ocvia a procédé à l’évacuation des déchets présents sur le site, plus de 180 mètres-cubes de déchets ont été enlevés. Des citernes d’eau potable ont été installées et sont en cours de remplissage, afin de pourvoir aux besoins des personnes présentes, durant les mois de très fortes chaleurs.
· L’insertion par l’emploi : Les services de l’État ont engagé un diagnostic concernant « l’employabilité » de ces personnes qui ont toutes exprimé le souhait de rester sur le territoire national. Les entretiens d’évaluation des
compétences, famille par famille, ont débuté cette semaine. Ces opérations sont financées grâce à une enveloppe déléguée par la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées.
· L’apprentissage de la langue française : Le Préfet du Gard a missionné une association pour intervenir dans le cadre de l’apprentissage de la langue française.
· Le relogement des familles présentes sur le campement : La société Ocvia, propriétaire du terrain occupé, n'effectuera des travaux sur ce terrain qu'en fin d'année 2013. Il n'est ainsi plus nécessaire de mettre en place un « sas » provisoire destiné à l’insertion sociale de ces personnes : désormais, l'objectif fixé est de régler la situation
d'hébergement et de logement de ces familles avant la fin de l'année 2013.