Afin d’informer les dirigeants sur les dispositifs d’aides disponibles et de répondre à leurs interrogations, la CCI du Pays d’Arles a organisé ce jeudi 29 octobre une réunion d’information au Palais des Congrès d’Arles. TPE, PME, commerçants, artisans, entreprises agricoles, toutes les entreprises du Pays d’Arles ayant subi des dommages ou des perturbations dans leur activité étaient invitées à participer à cette rencontre.
La grande salle Van Gogh était quasi pleine et la réunion retransmise sur les réseaux pour ceux qui ne pouvaient y assister. Sont venus répondre aux questions, les interlocuteurs clés qui ont pu les orienter en fonction de leur situation. Les nombreuses administrations : la DREETS PACA et la DDETS 13, la Direction régionale des finances publiques (DRFiP) ; mais aussi l’Urssaf, le Tribunal de commerce, des représentants du secteur de l’assurance et des huissiers, l’APESA France, pour l’accompagnement des dirigeants en difficulté, la Banque de France.
150 entreprises seraient touchées
S’il est encore tôt pour connaître l’ampleur des dégâts, le nombre réel d’entreprises du Pays d’Arles touchées par l’épisode cévenol serait de l’ordre de 150, indique Stéphane Paglia, le président de la CCI chaleureusement remercié par la sous-préfète d’Arles, Cécile Langlet, pour son initiative. "L’état de catastrophe naturelle vient d’être reconnu en urgence pour de nombreuses communes du département. Certaines ne le sont pas encore, mais il y aura une autre commission dans quelques jours", assure-t-elle. "Dans ces communes, les entreprises ont 30 jours pour faire leurs déclarations de sinistres aux assureurs, ce qui leur permettra d’être remboursées plus rapidement."
Le président de la CCI, chef d’entreprise à Saint-Martin-de-Crau, fait partie des entrepreneurs touchés. "J’ai une pensée particulière pour ceux qui ont de l’eau dans la maison, ce n’est pas mon cas. L’actualité par ailleurs a un peu passé sous silence l’événement que nous avons traversé. Je veux dire à tous les chefs d'entreprise que les chambres consulaires sont à vos côtés pour repartir. Vous pouvez compter sur nous. À Saint-Martin, j’ai vu Cabrau plage. J’espère qu’on ne vivra plus cela. Le but, c’est d’avancer. Courage... J’invite aussi les entrepreneurs qui n’ont pu travailler normalement, faute de clients, de personnel, à se rapprocher de nos services ».
Le représentant de la chambre des métiers a fait savoir qu’un fonds calamité avait été mis en place pour aider les artisans. "Il n’est pas énorme, mais c’est cela de plus. Remplissez les dossiers et faites-vous connaître auprès de la CCI et de vos élus », conseille-t-il. La déclaration de catastrophe naturelle va faciliter les remboursements, accélérer les indemnisations, dans les trois mois. "Mais il faudra tout de même payer des franchises", indique-t-on du côté des assureurs. Il peut être fortement utile d'avoir recours à un commissaire de justice afin de bénéficier de documents très importants pour les assureurs.
Une cellule d'appui
Les représentants des services de l’État ont tour à tour expliqué les mesures à prendre afin de bénéficier de mesures spécifiques liées à cette situation exceptionnelle, que ce soit pour l’Urssaf, la TVA, l’activité partielle, les impôts. Le conseil a été donné à tous de se rapprocher de leurs interlocuteurs habituels ou de la CCI qui a mis en place depuis la semaine dernière une cellule d’appui (contact CCI : 04 90 99 08 08 - celluleappui@arles.cci.fr). Elle reste bien sûr activée.
Enfin les collectivités territoriales ont réaffirmé aux entrepreneurs leur soutien dans cette épreuve. Cyril Juglaret, conseiller régional, a annoncé que l’aide exceptionnelle de 5 000 € par exploitation agricole promise la semaine passée par le président de la région François de Canson serait également versée aux chefs d’entreprises, mais également aux professions libérales impactées. "C'est la situation de chacun qui compte. Tous les sinistrés pourront être aidés."
La conseillère départementale Mandy Graillon a précisé que le fonds d’un million d’€ débloqué pour soutenir l’agriculture sera réparti en concertation avec les remontées du terrain à la chambre d’agriculture. "La priorité sera d’aider les éleveurs à trouver du foin, mais aussi d’aider les riziculteurs. Ce sera une aide rapide", promet-elle.