« Je vous reçois avec énormément de plaisir car le club avance, progresse. C’est que du positif, des bonnes nouvelles et ça fait beaucoup de bien ». C’est totalement enjoué et ivre de bonheur que Thierry Cenatiempo s’est exprimé avant le match face à Hyères. Le président de Nîmes Olympique, sourire aux lèvres, s’est affiché avec Adrien Farras, co-fondateur de Keewe, et Bruno Ferrier, adjoint aux Sports à la ville de Nîmes, deux des trois nouveaux partenaires maillots. Clean Compagnie, entreprise nîmoise, complète le contingent.
Keewe, dont le siège est à Paris, aide les entreprises à gérer leurs paiements internationaux, notamment lorsqu’elles travaillent avec des fournisseurs ou des clients à l’étranger. Une arrivée à Nîmes dont le lien s’est fait grâce à Philippe Noyer, patron d’Eldera et déjà partenaire du club, qui a présenté les dirigeants de Kewee à Thierry Cenatiempo. « Tant que l’équipe gagne, Keewe ne sera pas sur le maillot. Je suis superstitieux donc je ne veux pas porter la poisse à mes affaires et à l’équipe », assure Adrien Farras dont la société s’est engagée avec le NO pour au moins deux ans et dont la participation financière pourrait dépasser "les six chiffres en fin de saison". Le score de ce soir fixera donc le calendrier.
Keewe, Clean Compagnie et Colombus Voyages
En revanche, Clean Compagnie sera bien présente sur le maillot au prochain match. « Nîmes Olympique est une institution. On avait envie de rejoindre l’aventure et d'accompagner le club à retrouver une place plus légitime. Cela nous paraissait important », justifie Nicolas Fabrol, fondateur de la société en 2018. Un Nîmois fan des Crocos depuis tout jeune et déjà partenaire maillot de l'USAM féminine. Au cours de la saison, un troisième partenaire maillot devrait arriver, sous l’impulsion de Keewe, avec Columbus Voyages. La stratégie de Thierry Cenatiempo est de mixer des partenaires issus du territoire, mais aussi étrangers. Et cela se retrouve aussi dans les futures entreprises prêtes à investir au club.
« Plusieurs entrepreneurs nîmois et gardois vont rejoindre en qualité d’investisseur le capital de Nîmes Olympique de façon substantielle. Il y aura aussi des investisseurs venus d’ailleurs avec de gros moyens financiers pour soutenir le développement de Nîmes Olympique », a annoncé le président qui se projette sur la Ligue 3, le retour du statut professionnel, du centre de formation puis à plus long terme sur une rénovation du stade des Costières et un retour en Ligue 2. « On sera au minimum à un million d’euros », confie-t-il au sujet de cette augmentation qui se fera en plusieurs étapes. Parmi les investisseurs, la participation de l’ancien Croco Kévin Denkey reste d’actualité. « Jérôme Meary, ce n’est pas possible car il est agent de joueurs, il ne peut pas rentrer au capital du Nîmes Olympique. Il n’en a jamais été question », assure Thierry Cenatiempo.
L’occasion aussi d’évoquer le passage devant la DNCG fin novembre, tous les documents doivent être envoyés d’ici le 31 octobre. Concernant le déficit annoncé, le président nîmois balaie toute inquiétude : « Le déficit réel est finalement inférieur à ce qui a été annoncé (500 000 euros), il est couvert largement par les fonds propres actuels. Je n’ai aucune inquiétude, encore plus avec les nouveaux investisseurs. » Sur la gestion financière et les désaccords avec l’association Nîmes Olympique, présidée par Yannick Liron, le patron de la SAS reconnaît des erreurs de part et d’autre : « On a pu commettre des erreurs qui ne se reproduiront pas. On a un peu sous-évalué les charges des infrastructures ou encore des frais de déplacements. Il y a aussi les amendes des supporters, je leur ai passé un petit coup de fil hier. » Reste à savoir si la DNCG dressera le même constat dans un mois.