On sentait que la fête était importante et que l’aboutissement du projet a fait chaud au cœur des décisionnaires comme des usagers. C’est après plusieurs mois de travaux que le siège de la Communauté de communes du Pont du Gard, situé à Remoulins et rassemblant les deux anciens sites, a été inauguré.
Pas de déménagement, juste un agrandissement et un étage de plus. On y voit plus clair, le siège est modernisé et, deux ans seulement après avoir fait l’acquisition de la parcelle pour une somme totale d’1,68 million d’euros (terrain et travaux), on peut y bosser.
Le chantier ? Situé sur la parcelle adjacente au siège de la Communauté de communes du Pont du Gard, l'extension des bureaux vise à répondre aux besoins de cette structure, avec pour objectif de remplacer les bureaux situés dans un ancien bâtiment devenu inadapté.
Avec une surface totale de 640 m², 27 places de stationnement, dont 2 accessibles aux personnes à mobilité réduite, 17 arbres qui seront plantés en novembre, un abri vélos et trois bornes de recharge pour les véhicules électriques, nous avons bâti pour l'avenir.
Le projet consiste à créer un bâtiment de deux niveaux, prolongeant un bâtiment modulaire existant. Ce nouvel édifice, par son positionnement et son accès direct depuis l'avenue du Pont du Gard, confère une nouvelle identité au siège. L'enjeu était de le rendre plus visible pour les usagers tout en l'intégrant harmonieusement dans ce paysage de falaise boisée.
Des murets en pierre bordent les lieux, un employé du site a réalisé les rambardes et le portail indique immédiatement la typicité du lieu grâce à son symbole fort de sens. Le bardage est minéral, la végétalisation aura tout le temps de prendre et de magnifier les lieux.
Des espaces variés sont aussi mis à disposition des agents. Même le président a eu droit à son propre bureau, mais les conseils communautaires demeureront itinérants pour que chaque commune puisse avoir accès à l’information !
Philippe Marchesi, président de la Communauté de communes du Pont du Gard, explique : « En franchissant ce seuil, nous ne changeons pas d'adresse : nous changeons d'époque. Nous ouvrons aujourd'hui un nouveau chapitre de l'histoire de notre Communauté de communes du Pont du Gard. Et je veux le dire d'emblée, car c'est le sens même de cette inauguration : ce bâtiment n'est pas un mur, ce n'est pas un toit. C'est un acte politique. »
Sans doute l’acte d'une intercommunalité qui assume pleinement ses responsabilités, qui se donne les moyens de son ambition et qui entend servir, avec méthode et détermination, les habitants du territoire.
Et le président de poursuivre en ajoutant : « Ma conviction est claire : une intercommunalité n'est pas la somme d'intérêts particuliers. C'est l'association d'acteurs solidaires, réunis par un projet de territoire partagé. Ces nouveaux locaux ont été pensés dans cet esprit : ils rassemblent nos équipes, rapprochent nos services de la population et je renforce les propos de Fabrice, ils offrent à nos agents des conditions de travail à la hauteur de leur engagement quotidien. »
L’élu rappelle également que derrière chaque bureau, il y a des femmes et des hommes qui œuvrent chaque jour pour ces communes. Ce sont eux qui donnent vie à la solidarité territoriale dont ce bâtiment est l'expression.
« Puisque nous parlons de nos agents, permettez-moi de saluer l'arrivée de notre nouvelle directrice générale des services : Aurélie Brunet. Permettez-moi une image. La direction générale des services, c'est une cheffe d'orchestre. Elle ne joue pas tous les instruments : elle fait jouer ensemble des musiciens, chacun avec son métier, sa partition, sa sensibilité. Son rôle est de coordonner, d'harmoniser, pour que l'ensemble produise une musique, pour que l'ensemble produise du sens. »
Entre une situation financière qui exige des élus la plus grande rigueur et l'absolue nécessité de lancer des projets d'envergure, c’est maintenant plus que jamais qu’ils doivent faire des choix forts.
La transformation des pôles d'échange multimodaux en plateformes efficaces (train, bus, voiture, vélo), la réouverture des gares d'Aramon et de Remoulins qui est différée mais qui reste une nécessité et, enfin, le développement des voies douces, indispensables aux déplacements quotidiens et majeures pour le tourisme vert.
Et Philippe Marchesi de conclure : « Ce bâtiment « n'est pas un luxe, c'est un outil » : un outil de travail pour les équipes, un point d'accueil pour les habitants, un lieu de dialogue pour les partenaires. Permettez-moi de remercier tous ceux qui ont permis la réalisation de ce projet : les élus communautaires, ceux de ce mandat sans oublier ceux du mandat précédent, qui l'ont soutenu et voté ; l'architecte et les entreprises qui l'ont construit. »