Après plusieurs jours particulièrement tendus devant les lycées de Nîmes, les réactions politiques se poursuivent. Cette fois, c'est Valérie Rouverand qui monte au créneau.
L'élue nîmoise commence par rappeler le droit des jeunes à manifester et à faire entendre leurs revendications. « Les étudiants ont le droit de manifester et d’exprimer leurs revendications. C’est un fait, et ce droit est respecté », écrit-elle sur les réseaux sociaux.
Mais pour Valérie Rouverand, les événements observés ces derniers jours ont largement dépassé le cadre d'une mobilisation lycéenne. Elle évoque des jeunes cagoulés, des dégradations, des agressions contre des enseignants ou encore des objets incendiaires lancés dans plusieurs établissements.
Des incidents ont effectivement touché plusieurs lycées nîmois ces derniers jours. Jeudi, des feux, des dégradations et des jets de projectiles avaient notamment été constatés à Albert-Camus, Saint-Vincent-de-Paul ou encore aux abords d'autres établissements de la ville. Les forces de l'ordre étaient intervenues à plusieurs reprises.
La présence de drapeaux palestiniens pointée du doigt
Dans son message, la présidente de Renaissance dans le Gard s'interroge aussi sur la présence de drapeaux palestiniens au cours de certaines mobilisations.
« Que viennent faire ces drapeaux palestiniens au milieu de telles manifestations ? », demande-t-elle, estimant que ces symboles risquent de faire passer au second plan les revendications initiales portant sur l'Éducation nationale.
Elle va plus loin et évoque de possibles « tentatives d'instrumentalisation politique » de la colère des lycéens. L'élue met également en cause, sans les nommer, ceux qui auraient selon elle contribué depuis plusieurs années à banaliser l'affrontement avec les forces de l'ordre et les institutions. « Honte à tous ceux qui ont soufflé sur les braises », écrit-elle dans une charge particulièrement sévère.
« Il faut appeler au calme »
Valérie Rouverand distingue toutefois cette violence des revendications portées par les lycéens. « La colère des lycéens peut être entendue. Cette violence totalement gratuite n’est pas excusable », insiste-t-elle.
Vendredi, la situation était moins violente que la veille selon la préfecture du Gard. Quelque 630 lycéens se sont mobilisés devant huit établissements du département. Les forces de l'ordre ont néanmoins procédé à 25 interpellations et un policier ainsi qu'un gendarme ont été légèrement blessés. La préfète du Gard a elle aussi appelé au calme et au dialogue.
Après plusieurs jours de tensions, Valérie Rouverand redoute désormais qu'un événement plus grave ne survienne. Elle appelle à protéger les élèves, les enseignants et les établissements, mais aussi à identifier les auteurs des violences et des dégradations. Et termine son message par un appel sans ambiguïté : « Il faut appeler au calme ! »