Le candidat du Front de Gauche, qui pilote jeudi une journée sur le thème de l'urbanisme et du logement, met la recherche d'un contenu à gauche en préalable à tout rassemblement.
Dans le cadre de la construction de son "projet pour Alès", la liste du Front de gauche pour les élections municipales organise une nouvelle initiative ce jeudi 17 octobre, sur le thème : "Ensemble, faisons d'Alès une ville accueillante pour tous". A midi aura lieu un premier débat destiné aux professionnels et qui réunira Jean-Michel Suau, en présence de Makan Rafatdjou, architecte-urbaniste, Président de l'Institut Français d'Urbanisme (IFU) Paris-Est Marne la Vallée, et Jean-Luc Poidevin, Directeur général délégué « Ensemblier Urbain » de Nexity. En soirée une réunion publique permettra de poursuivre le travail de construction du projet "Logement et cadre de vie" avec les Alésiens à 18h à l'Espace Cazot.
Le contenu d'abord
Pour Jean-Michel Suau, "bien que la ville d'Alès soit une ville de gauche, les élections partielles montrent que les électeurs de gauche ne se mobilisent pas. Un rassemblement à gauche est donc indissociable d'un véritable contenu qui constitue un projet pour tous les alésiens. Il donc est prématuré de déterminer l'étendue du rassemblement à gauche". Il répond entre-autres à Benjamin Mathéaud, candidat officiel du PS, qui lui a proposé la semaine dernière un rassemblement sur la base d'une répartition des postes entre la mairie et l'agglomération (voir notre article). "On ne peut pas être pour la démocratie et décider ensuite à quelques uns ce que l'on va faire" commente Jean-Michel Suau. "De plus, si l'on s'interroge sur le fonctionnement de l'agglomération, il n'est pas forcé que le maire d'Alès en soit le président . C'est au 88 futurs élus d'en décider". Et le candidat du Front de gauche d'enchérir: "Après, il s'agit d'un rapport de force. Lors des dernières élections je totalisais 23,75% (avec les verts) contre 16,05% pour Gabillon (PS). Sur les cantonales (sur la partie alésienne qui représente les deux tiers d'Alès), je totalise 35 pts quand M. Mathéaud en totalise 19 ! Mais pour l'instant, priorité au projet et à son contenu" dit Jean Michel Suau qui pense écrire une lettre à tous les candidats sur le sujet.
Un projet pour tous les alésiens
Il l'a dit, et déjà répété, Jean Michel Suau "veut que la commune d'Alès protège les alésiens contre les politiques d'austérité et qu'elle devienne un point d'appui pour faire arriver le changement" (voir notre article). Dans le détail, ce projet du Front de gauche s'organise autour de quatre points d'ancrage. Une politique de solidarité, un soutien à l'emploi, faire d'Alès une ville accueillante et enfin faire avancer la démocratie sur le terrain. "En ce qui concerne l'emploi Max Roustan dit que cela dépend du national, je pense moi que cela dépend de la manière de faire remonter l'argent localement vers l'emploi et non pas vers la finance. La commune peut se mobiliser pour que tous ses acteurs participent au projet de faire d'Alès la capitale des énergies renouvelables et durables, et ce en lien avec son histoire industrielle" commente Jean-Michel Suau.
"Pour le logement on en parlera jeudi" poursuit Jean Michel Suau, "mais le maire peut faire son grand numéro, il y a toujours plus de gens qui s'installent à St Christol qu'à Alès. Il y a Alès quantité de logements qui ne sont ni loués ni vendus. Il faudrait répondre vraiment aux attentes des alésiens. D'une part 74% des d'entre-eux ont des revenus permettant d'accéder à des logements sociaux, d'autre part l'accession à la propriété est aussi une demande des familles..."
En ce qui concerne la solidarité, "la commune peut devenir une alternative aux politiques d'austérité. En d'autre mots" explique J-M Suau,"les collectivités doivent adoucir la vie des citoyens. Il faut reprendre les activités au privé (l'eau, le chauffage...) organiser des systèmes de proximité (et non pas une seule grande cantine, par exemple). Et puis surtout il faut créer les conditions de la participation des alésiens à la gestion et à l'aménagement de cette ville. Regardez les projets de l'ANRU, que je ne conteste pas, ils ont couté très cher et l'on ne peut pas dire que ce soient les projets des alésiens !"
C'est sur l'ensemble de ce projet que Jean-Michel Suau espère construire (et conduire) le rassemblement !
Raphaël MOTTE
raphael.motte@objectifgard.com