El Sueño signifie le rêve en espagnol. Au Forum de Laudun-l’Ardoise, samedi 24 octobre, ce rêve réunissait artistes et festivaliers autour d’une même piste. Pour sa deuxième édition indoor, le festival avait installé les DJs au centre de la salle, entourés du public. Une scénographie conçue pour vivre la musique au plus près, portée par une programmation majoritairement féminine.
Avec ce format, El Sueño souhaite ancrer ses rendez-vous électro dans le Gard rhodanien tout en soutenant des causes solidaires. Cette édition mettait à l’honneur SOS Préma, association nationale qui accompagne les familles confrontées à la prématurité et à l’hospitalisation d’un nouveau-né. Présents à la soirée, Élodie Boulet et Kevin Clementz, deux de ses bénévoles, sont venus présenter leurs actions et partager leur expérience.
Une autre façon de faire la fête
« On est très attachés à apporter ce qui ne se fait pas ici », explique Dany, l’organisateur. En plaçant les platines au centre du Forum, l’équipe redistribue les espaces et réduit la distance entre les artistes et les festivaliers. Cette singularité se retrouve aussi dans la programmation, majoritairement féminine. Pour l'organisateur, les artistes féminines « méritent d’être encore plus mises en avant », notamment pour l’originalité qu’elles apportent à la scène électro.
Cette ambition musicale accompagne l’engagement solidaire du festival. « L’idée, c’est d’apporter de la culture en faisant la fête pour porter des projets solidaires », poursuit l’organisateur. « Il y a des gens qui font des tombolas, des ventes aux enchères… Nous, on a dit : on va faire quelque chose à contre-pied », poursuit Dany. Le soutien à SOS Préma passe ainsi par le reversement d’une partie des bénéfices, mais aussi par la place accordée à ses bénévoles pendant la soirée, pour expliquer leur action et sensibiliser les festivaliers.
SOS Préma, accompagner les familles
Présents au forum pour faire connaître SOS Préma, Élodie et Kevin racontent leur engagement auprès des familles. Bénévoles à Montpellier depuis 2024, ils connaissent cette vie suspendue à l’hospitalisation d’un bébé, les inquiétudes et les questions sur l’avenir. Ils sont passés par là. « Ce qui nous a manqué, c’était l'après », racontent-ils.
Aujourd’hui, c’est à leur tour de pousser la porte des chambres, lorsque les familles souhaitent les recevoir. Les parents restent auprès de leur bébé, parlent de leurs peurs, posent leurs questions. Élodie et Kevin partagent leur expérience. Les visites se succèdent parfois pendant plusieurs mois. De cette épreuve personnelle est né un engagement : « Faire de cette expérience quelque chose de positif. » Leur témoignage donne une autre portée à la soirée. Autour des platines, El Sueño rassemble le public. Avec SOS Préma, le festival met aussi en lumière ces rencontres plus discrètes dans les chambres d’hôpital, où une conversation aide à se sentir moins seul.
SOS Préma : un réseau national, des relais à Nîmes et Avignon
Créée en 2004 par Charlotte Bouvard après la naissance prématurée de son fils, SOS Préma accompagne les familles confrontées à la prématurité et à l’hospitalisation d’un nouveau-né. Selon son rapport d’activité 2024, l’association comptait 132 parents bénévoles et 85 antennes locales en France, dont deux en outre-mer. Un réseau qui permet aux familles de trouver une écoute auprès de parents ayant traversé une épreuve similaire.
Des antennes sont notamment implantées à Nîmes et à Avignon. Elles participent au soutien des familles, aux échanges avec les équipes soignantes et à la collecte de fonds pour améliorer le quotidien à l’hôpital : matériel de puériculture, équipements permettant aux parents de rester auprès de leur bébé ou fauteuils facilitant le peau à peau. À l’échelle nationale, SOS Préma mène également des actions de formation et défend auprès des pouvoirs publics une meilleure prise en compte des besoins des bébés hospitalisés et de leurs parents.
Créée en 2004 par Charlotte Bouvard après la naissance prématurée de son fils, SOS Préma accompagne les familles confrontées à la prématurité et à l’hospitalisation d’un nouveau-né. Selon son rapport d’activité 2024, l’association comptait 132 parents bénévoles et 85 antennes locales en France, dont deux en outre-mer. Un réseau qui permet aux familles de trouver une écoute auprès de parents ayant traversé une épreuve similaire.
Des antennes sont notamment implantées à Nîmes et à Avignon. Elles participent au soutien des familles, aux échanges avec les équipes soignantes et à la collecte de fonds pour améliorer le quotidien à l’hôpital : matériel de puériculture, équipements permettant aux parents de rester auprès de leur bébé ou fauteuils facilitant le peau à peau. À l’échelle nationale, SOS Préma mène également des actions de formation et défend auprès des pouvoirs publics une meilleure prise en compte des besoins des bébés hospitalisés et de leurs parents.