Parmi les nombreux enjeux des élections européennes qui se tiendront le 25 mai prochain, le Front de Gauche a ciblé le projet de traité transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis comme étant la principale " menace non-militaire contre l'Europe ". Pour s'en expliquer auprès des électeurs et sympathisants, David Authelain, co-secrétaire du comité local du parti de gauche de la petite Camargue a tenu une réunion publique sur ce sujet, jeudi soir au London Tavern à Nîmes. Le traité transatlantique, c'est la volonté de créer " un grand marché transatlantique de libre-échange ". La commission européenne est entré en négociation avec les États-Unis " après avoir obtenu le mandat des gouvernements européens ", signale David Authelain qui assure par ailleurs que ces accords " réduiraient non seulement les douanes et les taxes, mais aussi les barrières non-douanières. "
La fin des politiques publiques ?
C'est bien là le problème pour le Front de Gauche puisque les barrières non-douanières correspondent " aux lois, décrets, ou règlement de chaque pays ". Du coup, les grandes firmes américaines " pourraient attaquer les États, départements, communes ", lorsqu'elles seraient confrontées à des financements publics ou " des subventions ". Les exemples ne manquent pas, notamment au sein de l'Alena, accord de libre-échange qui regroupe États-Unis, Canada et Mexique. " À chaque fois que des firmes américaines ont attaqué des collectivités, elles ont gagné. L'adversaire, c'est clairement le service public ". Au plus grand regret du Front de Gauche, aucun organisme " de régulation n'a été prévu, ce qui laissera champ libre aux spéculateurs ". Dans l'optique de lutter contre ce projet, le Front de Gauche appelle donc à voter pour ses listes aux européennes puisque ce projet " a été ratifié par le PS comme l'UMP ".