À l'heure de la crise, du chômage et de la déprime, il fait bon savoir que certains secteurs sont en proie à des difficultés de recrutement. Ce mercredi matin, à l'occasion de la matinée de l'emploi des Compagnon du Devoir de Nîmes, ce sont pas moins de 526 offres qui étaient disponibles dont 200 en Languedoc-Roussillon. Les candidats visés, " des tailleurs de pierre, des peintres et des maçons ", énumère Aurélie Salomon, responsable de promotion, recrutement et placement au CFA des Compagnons. Au sein de l'établissement " alternance, apprentissage mais aussi tour de France ", sont proposés aux jeunes selon leur parcours. " Ils peuvent nous intégrer dès la fin de la 3ème jusqu'à 25 ans. Certains ont déjà un Bac ou un CAP et dans ce cas là, ils postulent pour le Tour de France ", résume-t-elle.
" C'est vraiment compliqué de trouver des candidats dans certains secteurs "
Une belle opportunité à saisir pour tous ces jeunes. " C'est vraiment compliqué de trouver dans ces secteurs. Un jeune motivé est quasiment assuré de trouver du travail. D'autres formations très prisées, comme les pâtissiers, sont beaucoup plus bouchées ", note Patrick Ciriou, délégué régional du Languedoc-Roussillon des Compagnons du Devoir. Ce jeudi matin, des entreprises se sont d'abord exprimées devant la centaine de candidats qui se sont déplacés. Ceux-ci ont ensuite pu consulter toutes les offres d'emplois placardées au mur du bâtiment, avant de passer un petit entretien. " Nous les recevons entre cinq à sept minutes. On essaye de voir leur motivation et de comprendre leur projet ", lance Yoann Chabowski, l'un des cinq coaches. Sitôt les entretiens terminés, les profils les plus intéressants seront envoyés directement aux entreprises. Chaque candidat qui n'a pas eu la chance d'obtenir un emploi " est suivi et relancé toutes les semaines ".
" L'image de prestige ", des Compagnons du Devoir
Florent, 20 ans, attend son tour. Lui recherche une formation de plombier après diverses expériences qui ont été infructueuses. " J'ai fait des études de technique de commercialisation et de sciences des langues mais je ne suis pas fait pour les études. Un ami m'a parlé des Compagnons du Devoir et je me suis dit que je pouvais essayer ". C'est aussi " l'image de prestige ", des Compagnons du Devoir qui a fini de le convaincre. Arrivé de la Réunion il y a trois ans, il se dit prêt " à bouger ". Comme lui, tous espèrent trouver " un boulot ". Ils n'ont que l'embarras du choix.
Jean-Marie Cornuaille
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