Les parents de l'école des Promelles à Alès qui s'étaient fortement mobilisés en occupant l'école et en y retenant la directrice suite à l'annonce de suppression d'un poste (voir ici), ne veulent pas baisser les bras.
Ce lundi matin, ils ont fait le point de la situation afin de relancer l'action après la période de vacances. "Notre déception est grande" expliquent les parents. "Nous n'avons encore eu aucun retour de la mairie suite à notre réunion avec M. Roustan et M. Foulquier, fin février ni encore vu la lettre que le maire d'Alès avait proposé de co-signer avec le député socialiste W. Dumas". (NDLR la copie de la lettre adressée par Max Roustan au ministre datée du 5 mars a été transmise aux parents dans l'après midi)
"Nous essayons d'obtenir du ministre la réouverture immédiate d'un poste (puisqu'une fois la décision prise par le DASEN, il semblerait que celui-ci ne revienne pas dessus...). Notre "dernier espoir" semble donc de s'adresser plus haut et de faire entendre nos arguments scolaires et humains au ministère, puisque lors de notre entretien avec l'Inspectrice de circonscription et de notre audience au CDEN on ne nous a répondu qu'en termes de chiffres et de seuils. Or pour nous il est clair que supprimer un poste dans notre école de zone d'éducation prioritaire signifierait signer son déclin à court terme : départ des enseignants en place, recul des inscriptions de parents ne souhaitant pas infliger à leurs enfants un triple niveau CE2-CM1-CM2 à 27 élèves, conséquences sur les résultats scolaires à l'entrée en 6e".
Les parents de l'école des Promelles ne sont pas les seuls à se poser des questions en ce lundi matin de rentrée. A St-Ambroix, où l'annonce de la fermeture de la quatrième classe de la maternelle Florian, ouverte l'an dernier est tombée comme un couperet, les parents s'interrogeaient également sur les moyens de mobiliser le plus grand nombre. L'école qui compte 91 enfants (95 avec les moins de trois ans) tombe sous le coup du quota des trente élèves par classe. Une situation jugée complètement impraticable dans les faits par les parents.
Raphaël MOTTE
raphael.motte@objectifgard.com