La bourse au plants organisée par le centre de Pomologie à Rochebelle s'est élargie aux semences... l'occasion d'échanges encore plus riche et plus variés.
Finalement le monde des greffes et celui des semences se rencontrent assez peu explique Sabine Rauzier, responsable du centre de Pomologie à Rochebelle , nous avons élargi notre bourses au greffons aux semences et cela nous permet d'établir de nouveaux contacts avec de nouveaux partenaires. Ainsi en plus des associations "Fruits Oubliés", de "l’Olivier en pays Cévenol" (qui a proposé notamment en après midi une démonstration de taille d'oliviers) et du "Centre de Pomologie", Frédérique Wauquiez est venu apporter les semences mise en commun dans "Les jardins familiaux", notamment aux Près St Jean. "On faisait déjà des échanges entre nous" dit-elle. "Mais cette année on va aller plus loin puisque nous avons décidé de travailler ensemble deux parcelles communes au jardin, une pour porter les graines et l'autre comme témoin des modes de culture".
Reprendre une formation
Pour l'association des "Jardins du Galeizon", nouvelle venue dans la manifestation et qui organise de son coté une bourse aux semences en novembre et une bourse au plants aux printemps, il est urgent de se former. "On échange certes mais on se rend compte que l'on manque de compétences pour analyser nos graines et leur qualité, résultat on a encore beaucoup de vrac explique la responsable Dominique Puechlong-Ruckly. "C'est pourquoi notre groupe local qui travaille sur les semences à côté des jardins d'insertion s'est engagé dans une formation en quatre séances au cours de l'année avec Magali Outtier afin de se structurer et d'acquérir les compétences nécessaires".
Une tradition qui revient
"Faire sa graine a complètement disparu des habitudes après la guerre dès l'apparition du catalogue général en 1941" explique Magali Outtier. "Mais pas partout. Dans certaines régions les agriculteurs ont continué, d'autres on repris quand la réglementation s'est durcie en multipliant les interdits. L'apparition des OGM a aussi été un facteur de reprise et d'une manière plus générale on a vu apparaître une nouvelle génération de paysans plus soucieux des pratiques sur les sols et les semences". Si la graine locale revient, il y un déficit évident de connaissances et de compétences dans ce domaine, et plus encore depuis que le spécialiste en la matière "Kokopelli" a quitté Alès. "Il ne suffit pas d'avoir envie" dit-elle. "Il faut rapidement se mettre au travail."