Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 19.06.2023 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 767 fois

NÎMES Locaux syndicaux : manifestation jeudi devant la mairie

La tension monte d’un cran dans le conflit qui oppose la mairie aux syndicats. Pour rappel, la municipalité a décidé de vendre le local occupé par Solidaires avant de proposer à ce dernier de partager le siège départemental de la CGT.

Que se passe-t-il entre la maire de Nîmes et les syndicats ? Ce jeudi, l’ensemble des organisations départementales appellent « à une première mobilisation » devant la mairie, de 11h à 13h. En toile de fonds : la lutte contre le déménagement forcé de Solidaires au siège de la CGT, avenue Georges-Dayan. L’origine du conflit démarre le 10 mai, lorsque la CGT reçoit un courrier de la mairie lui indiquant qu’une partie de ses locaux sera attribuée au syndicat Sud.

Ce dernier, logé dans un immeuble 6 rue porte d’Alès, mis en vente par la municipalité gérée par le Républicain Jean-Paul Fournier. « La mairie n’a aucune obligation de les loger », a commenté l’adjoint aux Finances, Pascal Gourdel à qui le maire a attribué la gestion du dossier. Dans les faits, c’est vrai. Aucune loi contraint la ville à loger les syndicats même si cela se fait depuis des années au titre des missions d’intérêt général que rendent les syndicats.

Ce matin, en conférence de presse, les responsables syndicaux - exceptés FO et CFTC même si la CGT a affirmé qu'ils étaient solidaires du mouvement -, ont rappelé : « supprimer un local, c’est enlever des droits à l’ensemble des salariés qui ont besoin d’avoir un renseignement ou de se faire représenter ». Un discours qui fait écho à celui de la CGT qui pointe souvent les 62 commissions dans lesquelles elle siège pour défendre les salariés. Sans compter que « les politiques savent nous trouver face à certaines situations désespérées impliquant des salariés », pointe Bruno Rivier.

Le responsable de la FSU, Emmanuel Bois, rappelle, lui, qu’il y a quelques années, la mairie de Nîmes a perdu en Cour de cassation sur un litige similaire. Pour les syndicats pas de doute : « Il y a une volonté de la mairie de s’attaquer aux organisations syndicales et de semer la zizanie entre nous ! », commente le cégétiste Thierry Ménard. Pour le responsable de la CGT, Bruno Rivier : « On sait très bien que la mairie de Nîmes a d’autres locaux. On ne laissera pas tomber Solidaires. Nous demandons même l’égalité de traitement pour tous les syndicats avec le retour de la gratuité de l’eau et de l’électricité ainsi que des loyers à vie ».

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