Chez les féministes la maladresse du gouvernement fait jaser… Jeudi, l’Élysée annonce fièrement les nouveaux membres de son gouvernement. Parmi les promus, l'on retrouve Laurence Rossignol. L’ancienne secrétaire d’État en charge « de la Famille, des Personnes âgées, de l'Autonomie et de l’enfance » est élevée au rang de ministre déléguée, cette fois, à « la Famille, l’Enfance » et… aux « Droits des femmes ». Dès lors, les réseaux sociaux sont inondés de réactions, partagées entre ironie et indignation.
À Nîmes, la conseillère municipale PCF de Nîmes, Sylvette Fayet, ajoute sa pierre à l’édifice de la contestation :
Coller « la famille » au « droit des femmes » est assez malvenu : « Cela ne me parait pas être un signe de reconnaissance du droit des femmes. C’est encore les renvoyer à la famille et aux enfants ! C'est un symbole grave et rétrograde », réagit la Nîmoise.
Le plus triste dans cette affaire, c’est que cette maladresse et la polémique qui s’ensuit ont masqué un fait important : le retour du « Droit des femmes » dans un portefeuille ministériel et plus dans celui d’un secrétariat d’État…
Coralie Mollaret