Mercredi au restaurant W, Stéphane Gilli a fait un bilan de sa campagne des Municipales avant le premier tour, ce dimanche.
Ancien militant de Sea Shepherd, la tête de liste Animaliste, Stéphane Gilli, est passé du monde associatif au politique : « En restant dans l’association, l’action est parfois limitée. La limite de l’association, c’est souvent la loi. » À la tête d’une entreprise de 160 salariés qui œuvrent dans le photovoltaïque, Stéphane Gilli, conduit sa première campagne municipale : « La campagne se passe bien, avec des hauts et des bas. Qu'importe le score dimanche soir, on vit une aventure humaine incroyable. »
Crédité entre 2% et 4% d’intentions de vote selon les sondages, le militant animaliste a endossé le costume de lanceur d’alerte. « Cette campagne est un peu molasse. C’est d’ailleurs une déception… Alors que vous avez des milliers de scientifiques qui nous disent qu’il faut renverser la table, vous avez des candidats qui ne prennent pas la mesure de ce qu’il se passe. Je suis assez inquiet », expose-t-il.
Et de décliner quelques mesures comme « peindre les murs en blanc des maisons quand vous n’avez pas la possibilité de végétaliser. On gagne ainsi 5 à 6°. […] On pourrait également lancer une coopérative permettant à Nîmes d’être autonome en énergie, notamment avec le solaire et l'hydraulique. » Enfin, Stéphane Gilli a abordé un sensible sujet : « La corrida, c'est clivant pour les Nîmois. Mais si on arrive pas à arrêter ça, nous n’arriverons pas à incarner la ville du futur et on subira. »
CM
coralie.mollaret@objectifgard.com