Malgré le rejet de leur contre-proposition à la CDCI* du 5 février dernier, les opposants à une grande agglomération d'Alès à 75 communes ne veulent pas s'avouer vaincus. Ils réclament une reconsidération de leur projet.
Le 31 mars 2016, le nouveau schéma sera adopté. Les anti-agglo disposent donc de peu de temps pour tenter, une nouvelle fois, de faire bouger les lignes. Dans la carte proposée par le préfet, les communautés de communes du Pays Grand'Combien, des Hautes-Cévennes et de Vivre en Cévennes fusionnent avec l'agglomération d'Alès. Ces nouveaux contours ne font pas l'unanimité : 15 communes cévenoles refusent ce « mariage forcé ».
Les élus concernés ont donc élaboré une contre-proposition. Leur carte comprend 22 communes impliquant l'ensemble du Pays Grand'Combien et des Hautes-Cévennes ainsi que quatre villages de Vivre en Cévennes : Le Martinet, Les Mages, Saint-Florent-sur-Auzonnet, Saint-Jean-de-Valériscle. Présenté à la CDCI le 5 février dernier, le projet a été rejeté. « Le fait que 75% des 75 communes soient contre la grande agglo n'a même pas été évoqué ! Ça s'appelle un déni de démocratie ! », fustige Georges Brioudes, maire des Salles-du-Gardon.
Le collectif cévenol pour une intercommunalité de proximité a adressé un courrier aux élus de la CDCI pour exprimer leur amertume, défendre leur proposition alternative et demander un réexamen de celle-ci. « Pour nous, la fin du match c'est le 31 mars », lance, optimiste, Alain Roumier pour le collectif. Mais la bataille sera plus que difficile : « Notre projet, ils n'en ont rien à cirer », affirme le maire de Cendras Yannick Louche, qui est aussi membre de la CDCI. Encore deux réunions sont prévues le 15 et le 21 mars avant l'adoption définitive à la fin du mois.
*CDCI : commission départementale de la coopération intercommunale.
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