Tout avait si bien commencé… Entre deux verres et trois beignets au calamar, les militants se donnent rendez-vous sous un auvent pour débattre de l’union de la Gauche. Tout un programme… Autour de la table, les responsables politiques et syndicaux. L’ex-tête de liste pour les municipales nîmoises Vincent Bouget lance le débat, rappelant l’importance de l’union dans un contexte où l’Extrême-Droite gagne du terrain. Tour à tour, le responsable de Génération.s, des écologistes, des socialistes ou encore des écologistes prennent la parole.
« Nous, la culture de la désunion, ça nous connaît… », ironise Michel Pouzol de Génération.s, rappelant qu’une flopée de socialistes ont quitté le navire, préférant rejoindre Emmanuel Macron en 2017. Le nouveau responsable du PS, Pierre Jaumain, parle à une union emplie de « respect ». Membre de la motion Refondation au PS, il estime que la Nupes (Nouvelle union populaire écologique et sociale)a fait la part belle aux insoumis : « Je crois en l’union si elle est ouverte ». Le Nîmois a donc été particulièrement attentif au discours de la responsable de la France insoumise, Coralie Ghirardi.
Cette dernière met, au contraire, la Nupes en avant « fondé sur un programme de rupture avec le libéralisme » mais également « social-libéralisme » porté par certains socialistes. « Nous avons un outil pour l’alternative. Il n’est pas usé. Nous devrions la renforcer en créant des assemblées locales sur le territoire et présenter une liste unique aux Européennes pour s’offrir l’un des meilleurs résultats ». Le prises de paroles s’enchainent. Plus ou moins longues. Quand vient un représentant national du PCF de conclure : « Aujourd’hui, il faut se le dire, la Gauche n’est pas perçue comme une alternative (…) Regardez pour la manifestation contre les retraites, les syndicats n’ont pas créé un syndicat commun ».
Et d’ajouter, mettant le feu aux poudres : « Si chaque parti politique y va avec la cohérence qu’il porte, on sera plus fort » Il n’en fallait pas plus pour irriter les Insoumis tels que l’élue nîmoise Jo Menut ou le député Michel Sala. « Il ne faut pas être hypocrite », commente en marge l’élu départemental Christian Bastid, « les écologistes et le PS veulent partir seuls ! » Dans la salle, une militante au chapeau pointe du doigt une ex-responsable du PCF du Gard, Martine Gayraud : « Vous avez tout simplement peur de ne pas avoir le leadership ! »