345 000€ : C'est le montant pour 2018 des 375 places réservées par la collectivité départementale à ses agents dans les parkings nîmois. Des stationnements privés gérés par trois entreprises (Q-Park, Indigo, Interparking). Et contrairement au Département, ces sociétés ne font pas dans le social... « Notre poids dans les négociations tarifaires ne semble pas porter ses fruits puisque les tarifs augmentent ! », relève le conseiller départemental (UDI) Philippe Ribot.
L'élu (LR) Richard Tibérino a pour sa part remarqué que le Département se montre bien généreux avec ses fonctionnaires : « La collectivité paie la quasi-totalité des abonnements. Un avantage en nature non négligeable ! La Ville de Nîmes, elle, ne prend à sa charge que 50% de l'abonnement. Voilà encore un poste sur lequel il y aurait lieu de réaliser des économies…» Et Philippe Ribot de rétorquer: « la hausse de participation des agents peut avoir un impact direct sur le volume d'emplacements puisque certains agents pourraient y renoncer.»
Un discours qui fait réagir Christian Bastid (Parti Communiste Français). L'élu appelle « à ne pas se tromper de débat : il faudrait plutôt mener une réflexion collective sur les déplacements des agents. Ils n'ont pas tous la possibilité de prendre les transports en commun à Nîmes, en se garant sur les parkings relais.» Sa collègue Claude de Girardi, adjointe (LR) au stationnement à Nîmes, rétorquera aussitôt : « le stationnement et les déplacements relèvent de la responsabilité de Nîmes Métropole » Un partout, la balle au centre. Et surtout, en attendant qu'un éventuel arbitre ne vienne mettre fin au débat, une belle passe au meneur de jeu, le président de l'Agglo, Yvan Lachaud !
Coralie Mollaret
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