Publié il y a 59 min - Mise à jour le 19.10.2026 - AS - 2 min  - vu 121 fois

NÎMES Après les violences du 17 octobre, la CCI du Gard réclame des sanctions et des aides pour les commerçants

Les réparations ont commencé ce matin

- BP

Au lendemain des dégradations et des pillages à Nîmes, le président de la CCI du Gard, Éric Giraudier, monte au créneau. Il réclame des sanctions contre les auteurs des violences et des mesures d'accompagnement pour les commerçants touchés.

La colère ne retombe pas après les violences de samedi à Nîmes. Et particulièrement chez les commerçants qui ont vu leurs établissements dégradés ou pillés. Dans le centre-ville comme au centre commercial des Sept Collines, les dégâts sont importants pour certains professionnels. Une situation que dénonce fermement le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Gard, Éric Giraudier. « Saccager un commerce, c'est détruire un outil de travail, fragiliser des emplois et mettre en péril l'activité de femmes et d'hommes qui contribuent chaque jour à la vitalité économique de notre territoire », rappelle-t-il.

Il faut dire que les commerçants n'avaient pas besoin de cela. Depuis plusieurs mois, les manifestations à répétition dans le centre-ville de Nîmes compliquent déjà leur quotidien. Entre les difficultés d'accès, les perturbations de circulation et les clients qui préfèrent éviter certains secteurs, l'activité commerciale en prend parfois un coup. Et cela dans un contexte économique qui n'est déjà pas simple.

Alors, pour le président de la CCI du Gard, il est temps que cela cesse. Et surtout que les auteurs de ces dégradations répondent de leurs actes.

Des sanctions, mais aussi des aides

Éric Giraudier réclame donc une réponse ferme de la justice. Avec des sanctions proportionnées à la gravité des faits. Car pour lui, les condamnations de principe ne suffisent plus. Il faut désormais des actes.

Mais une fois la colère passée, reste aussi la question des conséquences économiques. Une vitrine brisée, un magasin pillé ou un commerce contraint de fermer plusieurs jours peuvent rapidement mettre en difficulté une entreprise. Sans parler des salariés qui dépendent de son activité.

La CCI du Gard demande donc aux pouvoirs publics, aux collectivités et aux assureurs de se mobiliser rapidement. Il s'agit notamment de faciliter les démarches des victimes, d'accélérer les réparations et de trouver des solutions pour les entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie.

La Chambre de commerce et d'industrie souhaite également recenser les professionnels touchés afin de mieux mesurer les dégâts et leurs conséquences. Les commerçants et chefs d'entreprise concernés sont invités à se faire connaître par mail à mailto:crise@gard.cci.fr

« Nous ne pouvons pas accepter que ceux qui travaillent, investissent et créent des emplois soient condamnés à payer la facture de la violence. Il faut des sanctions, des moyens de prévention et un accompagnement immédiat pour reconstruire », insiste Éric Giraudier.

Reste désormais à savoir si cet appel sera entendu. Car pour les commerçants victimes des violences de samedi, l'urgence est bien réelle. Et les factures, elles, n'attendront pas.

À SUIVRE : Éric Giraudier sera l'invité du Club Soir ce lundi à 18 heures sur Objectif Sud, dans une édition spéciale consacrée aux événements de samedi à Nîmes et à leurs conséquences.

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