Il y a les vitrines brisées, les commerces pillés et les dégâts à réparer. Mais il y a aussi tout ce qui ne se voit pas. La colère, l'inquiétude et parfois le découragement des commerçants qui ont vu leur outil de travail détruit en quelques minutes samedi dernier à Nîmes.
Des conséquences humaines qu'il ne faut pas oublier. C'est en tout cas le message adressé ce lundi par APESA France, une association spécialisée dans l'accompagnement psychologique des chefs d'entreprise en difficulté.
« Derrière chaque entreprise, il y a une personne. Une femme, un homme qui s'investit chaque jour, qui porte des responsabilités, qui se bat pour faire vivre son activité et souvent pour préserver les emplois de ses salariés », rappelle l'association.
Car pour un commerçant, voir son établissement saccagé ne se résume pas à une question d'assurance ou de réparation. C'est parfois le travail de plusieurs années qui est remis en cause. Avec, derrière, des salariés, des charges à payer et une activité qu'il faut tenter de relancer au plus vite.
Un accompagnement pour les dirigeants en difficulté
Face à cette situation, Martine Tibérino-Champ, présidente d'APESA France, a souhaité adresser un message de soutien aux professionnels touchés par les événements du 17 octobre. « Nous sommes là à vos côtés, n'hésitez pas à contacter vos APESA déployées partout dans le pays », indique-t-elle. À travers son réseau d'associations locales, APESA propose un accompagnement aux chefs d'entreprise confrontés à une grande détresse psychologique. Un dispositif qui peut être particulièrement utile après les violences de samedi, alors que certains professionnels doivent désormais faire face aux conséquences des dégradations.
« Nous savons combien il peut être difficile de faire face, de garder la tête hors de l'eau et de continuer à avancer lorsque tout semble vaciller », souligne APESA France.
L'association invite les dirigeants qui en ressentent le besoin à se rapprocher de son réseau. Les informations sont disponibles sur le site www.apesa-france.com.
« Aujourd'hui, nous voulons simplement leur dire : nous pensons à vous. Votre détresse compte, et vous n'avez pas à tout affronter seuls », conclut l'association. Un message de solidarité qui rappelle qu'après les violences, il ne suffira de remplacer les vitrines et de réparer les commerces. Il faudra aussi accompagner celles et ceux qui, du jour au lendemain, ont vu leur quotidien basculer.