L’inauguration du bassin de rétention du Mas Neuf a tourné court ce vendredi matin. On ne sait pas si c’est en soutien à son amie la pluie qu’un vent glacial a décidé de balayer cet espace de 16 hectares près de la route de Générac. Ce qui est sûr, c’est que l’eau devrait être sérieusement contrariée dans les années à venir avec la construction de ce bassin de rétention d’une capacité de 210 000 mètres cube et dont l’ouvrage a coûté 900 000 euros hors taxe. Un bassin financé à 25% par l’Etat (représenté ce matin par le Préfet), à 20% par le Conseil général (Damien Alary), à 20% par la Ville de Nîmes (Jean-Marie Filippi), à 14% par Nîmes Métropole, à 11% par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse (Michel Deblaize) et à 10% par la Région Languedoc-Roussillon (Françoise Dumas). Un bassin qui permettra de « réduire le débit du cadereau d’Alès de 120 à 80 mètres cube », explique Jean-Marie Filippi.
Tous les élus ont pris la parole. Brièvement. Damien Alary a dit « se réjouir des 20% engagés par le Département. C’est 8 millions d’euros par an que le Conseil Général met dans les inondations », insiste-t-il avant de déclarer que « les inondations, c’est ni de droite, ni de gauche ». Françoise Dumas, plus contemplative, a senti « quelque chose de surnaturel dans ce lieu isolé » et rappelé que « la nature est toujours souveraine ». Le Préfet Hugues Bousiges, lui, a fait savoir que « L’Etat est celui qui investit le plus dans ce bassin qui aura un meilleur remplissage, une meilleure sécurisation ».
TD