Il n'y avait pas de raison pour que le Crédit Agricole y échappe. Après BNP Paribas et la Société Générale, c'est donc au tour du Crédit Agricole de se plier à un plan social de renforcer sa solidité financière et de faire face à la crise de la zone euro. Dans un communiqué daté d'hier, mercredi 14 décembre, la banque française a confirmé la suppression de 2 350 postes (dont 850 en France) sur les 160 000 qu'elle compte dans le monde. En banque de financement et d'investissement, au sein de la filiale Crédit Agricole corporate and investment banking (CA CIB), 1 750 postes sont concernés, dont 550 en France. À cela s'ajoutent 600 postes supprimés (dont 300 en France) concernant la filiale de crédit à la consommation et les services financiers aux particuliers.
En ce qui concerne les salariés des agences régionales du Crédit Agricole, l'heure n'est pas encore à l'inquiétude comme en témoigne Jacky Lagier, délégué syndical FO Crédit Agricole Languedoc. "Nous n'avons pas encore eu de précisions sur le nombre de postes supprimés par région. C'est d'ailleurs un peu tôt pour le savoir. Mais ce sujet devrait être abordé à l'occasion d'une commission économique dans le courant du mois de janvier. Ce que nous pouvons dire, c'est qu'il semble que ce ne soit que les filiales qui soient touchées par ce plan social. Ce matin encore, lors d'un comité d'entreprise, le Crédit Agricole affirmait que les équipes de salariés des agences Languedoc seraient renforcées avec l'embauche de 120 à 150 personnes en 2012. Aujourd'hui, nous ne sommes donc pas inquiets même si, on le sait, tout peut changer très rapidement et notre sort pourrait un jour être le même que nos collègues des filiales."