Quand on dit que l'art nourrit la tauromachie, le contraire est bien évidemment réciproque. La tauromachie a toujours eu une place dans l'art.
Que ce soit dans la peinture, comme c'est le cas avec Swan Soto, ou dans la sculpture, le cinéma, la littérature ou la gravure la place de la corrida n'a cessé d'évoluer, allant de périodes fastes à des temps de vaches maigres. Un seul lien, l'unicité et la force que dégagent de telles œuvres.
Dans un monde où les sociétés veulent lisser les aspérités, la mort et la corrida sont deux verrues qu'il ne faut pas omettre. Avec cette exposition, Vergèze met la jambe et offre une belle opportunité pour voir une partie de l'oeuvre d'un maestro qui sait tenir le pinceau.
Swan Soto est un Nîmois. Alors novillero, c'est à dire apprenti torero, il gagne la fameuse Cape d’Or de la peña Antonio Ordoñez à l'âge 18 ans et prend l’alternative des mains d’El Fundi en 1998. Des couleurs des arènes aux couleurs de la toile… C’est une reconversion réussie pour ce passionné de tauromachie, passionnément Nîmois !
Dans la fraîcheur de La Capitelle, ombres, lumières, rêves suspendus et couleurs embrumées viennent perdre le visiteur dans un mélange humain d'art et de vie… Ces œuvres exposées le seront en prélude à la feria du Rhôny 2019.
Vernissage, jeudi 9 mai, 18h30, entrée libre du 10 au 12 mai de 14h à 19h.