Il y a d'abord eu le poids considérable de Marine Le Pen dans les urnes de la présidentielle du printemps 2012, l'élection de Gilbert Collard à l'Assemblée nationale, les événements d'Aigues-Mortes et du Cailar où d'aucuns ont libéré la parole et le plomb de chasse, la domiciliation dans le Gard du comité de soutien à Esteban, ce jeune du groupuscule d'extrême droite Troisième voie prévenu d'avoir tué Cédric Méric lors d'une altercation à Paris ou , encore, les publications racistes de deux salariés du réseau de transports publics, Tango, sur leur mur Facebook... En réponse à ces événements et à une ambiance délétère où d'aucuns tentent de faire valoir, à voix haute, que le racisme et la xénophobie seraient des opinions et non plus des délits, quelque 400 personnes réunies en un comité de vigilance ont défilé samedi dans les rues de Nîmes. Pour dire non au racisme ambiant qui plombe le climat et bouleverse insidieusement les relations sociales. Non à l'activisme des ligues d'extrême droite qui reprennent du poil de la bête en ces temps de disette. Derrière une large banderole condamnant la peur et le rejet de l'autre, ils ont interpellé l'opinion publique sur l'intrusion rampante du racisme ordinaire dans nos réactions et comportements.
Publié il y a 13 ans -
Mise à jour le 23.06.2013 - 1 min
TRAIT POUR TRAIT Attention au racisme ordinaire !
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