"Je suis venu rappeler les consignes indispensables de prudence en cette journée de grand départ en vacances", a commenté Manuel Valls, accueilli tour à tour sur les stands d'Autoroutes Sud de la France (ASF), de la Prévention routière, de la Croix-Rouge qui avait délégué son président national Jean-Jacques Elegean, de la Sécurité routière, et du Service départemental d'incendie et de secours, qui a réalisé un impressionnant exercice de désincarcération devant le ministre.
Après avoir rappelé que chaque jour 9 à 10 personnes perdaient la vie sur les routes de France et que 80 étaient blessés- dont certaines très grièvement - Manuel Valls a réaffirmé son engagement à réduire de 50 % le nombre des victimes. "En 2012, nous avons enregistré 3 650 décès dus à des accidents de la route. Mon objectif est de ramener ce triste bilan à 2 000 morts d'ici 2020. Il y a eu des progrès incontestables réalisés ces dix dernières années, mais nous ne devons pas relâcher notre attention", a-t-il affirmé.
Dans le collimateur des 13 000 policiers et gendarmes mobilisés en ce long week-end de migrations au service des usagers de la route : la vitesse, cause d'un accident sur trois, l'alcool, l'utilisation de téléphones portables au volant, ainsi que la fatigue et la somnolence lors des longs déplacements. Et de conclure sur un message de fermeté : "Depuis une décennie, la baisse significative du nombre des tués de la route est due à l'amélioration des réseaux, aux efforts réalisés en matière de pédagogie... mais aussi à la présence des policiers, gendarmes et radars le long de nos routes. Leur nombre sera augmenté, ils ne sont pas là pour procurer des ressources à l'Etat mais pour faire baisser la vitesse". Voilà qui est dit.