Publié il y a 5 ans - Mise à jour le 13.02.2021 - abdel-samari - 2 min  - vu 697 fois

SÉNAT Mineurs isolés : Laurent Burgoa monte au créneau pour les Départements

Photo DR Objectif Gard - senat

[caption id="attachment_560813" align="alignnone" width="2560"] Photo DR Objectif Gard[/caption]

Ce mardi 9 février, Laurent Burgoa a introduit au Sénat pour le groupe Les Républicains le débat sur les mineurs non accompagnés. Un sujet que le Nîmois connaît bien, le budget consacré à l’accueil des mineurs étrangers étant passé dans le Gard en 2 ans de 3,4 millions d’euros à 12 millions en 2020.

En préambule de son intervention, Laurent Burgoa a rappelé « que notre pays était une terre d’accueil et que c’était pour qu’il puisse le rester que cette question devait être abordée. Les mineurs seuls, quittant leur famille et des situations dramatiques, doivent pouvoir bénéficier de notre protection au détriment des fraudeurs sans scrupules se faisant passer pour mineurs. »

Alors que les départements sont débordés « ces mineurs étaient 4 000 en 2010 contre près de 40 0000 aujourd’hui » a rappelé Laurent Burgoa. Les coûts pour les départements sont très supérieurs à la compensation accordée par l’État qui est de 14%.

Lors de ce débat, Laurent Burgoa a insisté : « La gestion des flux migratoires n’est pas une compétence départementale mais bien régalienne. Il s’agit désormais à l’État de porter ses responsabilités ». Afin de décourager des individus qui cherchent à bénéficier d’aides dues à des mineurs en détresse, le sénateur du Gard a demandé à l’État de mettre en place les outils permettant de vérifier la véracité de la situation du demandeur, comme le test osseux.

« C’est bien l’État qui rend possible qu’un tiers des départements se refusent au renseignement d’un fichier national recensant les demandes de prise en charge - et ainsi permettre de lutter contre les demandes répétitives et abusives, a-t-il souligné. Aujourd’hui, des individus reconnus majeurs dans un département peuvent en solliciter un autre, puis un autre, puis un autre ».

Rappelant que « chaque année, le flux de prétendus mineurs est estimé à 37 000 personnes », Laurent Burgoa a conclu son introduction avant que se succèdent 16 questions-réponses sur ce thème : « Nous ne pouvons laisser de faux mineurs user de notre générosité et ainsi gréver l’assistance à ces jeunes aux parcours déjà si difficile ».

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