Une célébration issue de la dernière épidémie de peste, qui date de 1720, Saint Sébastien étant le protecteur de la peste. La célébration daterait au moins de cette épidémie qui a miraculeusement épargné le village, et mis à part quelques exceptions, a toujours été célébrée depuis à chaque 20 janvier, et ce qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou que ça tombe un lundi.
Le programme est immuable et commence par une messe, suivie d’une procession du saint puis du vrai temps fort de la journée : le grand feu de sarments préalablement bénis. Un feu allumé par le curé du village qui s’est fendu de ce que nous avons interprété comme un hommage à notre regretté Johnny national (« Nous allons allumer le feu », a-t-il lancé au micro, avant de s’emparer d’une torche et de joindre la parole aux actes).
Le brasier est toujours aussi impressionnant et ramène chaque année un public nombreux, qui se retrouve ensuite pour un apéritif suivi d’un grand repas.
Le feu allumé devant la mairie chaque 20 janvier rappelle ceux qui étaient censés purifier l’air et chasser la peste lors des épidémies. L’histoire ne dit pas si la méthode fonctionne aussi pour les épidémies de grippe et de gastro.
Thierry ALLARD