Ce laboratoire dont l'action doit être différenciée de celle, plus coercitive, de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), organise son action autour de deux pôles (gestion et qualité) et quatre orientations majeures : le suivi de la bonne santé des animaux d'élevage (*), la surveillance de la restauration collective et privée, la veille sanitaire du risque légionelle pour les établissements accueillant du public et les établissements médico-sociaux, ainsi que la veille épidémiologique. Ce labo d'analyses qui emploie 26 personnes à temps plein - docteurs vétérinaires, ingénieurs microbiologistes, techniciens, aides de laboratoires, préleveurs, personnels d'accueil et d'administration - propose ses services aux professionnels de la restauration collective, industriels du secteur agro-alimentaire, abattoirs, producteurs de produits du terroir, éleveurs, propriétaires d'animaux, groupements professionnels, docteurs vétérinaires... 35 % de sa clientèle sont des privés - pour l'essentiel des professionnels des métiers de bouche, ainsi que des restaurateur, hôteliers, exploitants de terrains de camping - 65 % des structures publiques (collèges, crèches, maisons de retraite, restaurants scolaires...)
Aujourd'hui, son accréditation Cofrac, ses nombreux agréments et son panel importants d'analysées accréditées en font un outil fiable et impartial pour tous les acteurs locaux désireux de mettre à disposition des consommateurs, des produits alimentaires sains et sûrs du point de vue microbiologique. L'an passé, le laboratoire départemental d'analyses dont l'activité ne cesse de croître, a réalisé 6 650 analyses microbiologiques et 7 400 contrôles de surface (+ 7 % par rapport à 2011), ainsi que 655 analyses de recherche de légionelles dans l'eau chaude sanitaire, dont 310 pour les collèges gardois. Par ailleurs, quelque 35 000 analyses sérologiques lui ont été confiées, ainsi que 200 recherches de tuberculose et autant de brucellose et salmonelles sur volailles. Son chiffre d'affaires se répartit autour de deux grands pôles : veille en santé animale (432 000 € soit 51 % du CA), veille sanitaire de sécurité alimentaire et risque légionelle (355 000 €, soit 49 % du CA).
(*) Le département du Gard compte 1 625 éleveurs veillant sur 50 000 petits ruminants dont 1/10 de caprins, 13 000 bovins dont 8 500 Camarguais, 10 élevages de volailles comptant de 5 000 à 80 000 sujets, 150 élevages de volailles plus modestes, 5 000 porcins, 10 000 à 11 000 équins, ainsi que deux petits abattoirs.