Publié il y a 12 ans - Mise à jour le 25.04.2014  - 2 min  - vu 364 fois

REMOULINS Parents et enseignants ensemble contre un " collège mort "

Ils étaient environ 200 à défiler dans les rues de Remoulins. (Photos J.-M.C.)

Le cortège s'est arrêté devant les locaux de la communauté de commune pour mobiliser les élus.

À l'heure des choix, les décisions de l'inspection académique concernant la répartition des dotations des collèges du Gard font débat. Notamment au collège Voltaire de Remoulins où une journée " morte ", a été décrétée ce matin. Une marche organisée par les parents d'élèves et les enseignants est partie du collège pour se rendre aux locaux de la communauté de communes, avant un retour devant le collège. Une manifestation pour protester contre " la suppression de 45 heures allouées au collège ", soit l'équivalent de la fermeture " d'une classe ", regrette Frédéric Berton, professeur qui a négocié avec l'inspecteur en charge du dossier. " L'académie ne peut pas donner à tous alors elle pioche dans chaque collège pour améliorer la situation d'autres, comme celui qui se créé à Gallargues. " L'an dernier, 835 heures de dotations étaient allouées au collège contre 795 pour la rentrée prochaine.

Suppression des heures de soutien

Les collégiens faisaient aussi partie du convoi.

La suppression des 45 heures devrait à terme, " empêcher la tenue d'une heure de soutien en mathématique et en français par semaine ". Les raisons invoquées par l'académie provoquent la colère des enseignants. " On nous dit que nos résultats ne sont pas assez mauvais. On a connu des progrès au brevet des collèges avec 80% de taux de réussite l'an dernier , ce qui fait de nous le 20ème collège sur 54, alors on nous enlève des moyens. " Du coup l'académie concentre ses efforts " sur les collèges Zep ". Dans les rangs de la manifestation, Françoise Saint-Paul, enseignante, craint en l'avenir de ce collège vieux des années 1960. " Le bâtiment a été construit pour 350 élèves, nous sommes 706 aujourd'hui et la moitié des collégiens ont classe dans des préfabriqués. Ce ne sont pas de bonnes conditions ", lance-t-elle. Face à cela, Céline Baveux, dont une fille doit rentrer en classe de 6ème dans deux ans, pense à l'inscrire " dans un collège privé d'Uzès. De toute façon le gouvernement nous pousse à le faire. " Le collège doit rencontrer l'inspecteur d'académie au mois de juin prochain. Il espère ne pas être " oublié ".

Jean-Marie Cornuaille

jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com

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