Alors que plusieurs communes gardoises ont opté pour une désinfection spécifiques des rues en période de coronavirus, la Ville de Pont-Saint-Esprit n'a pas souhaité l'appliquer.
"On a regardé mais c'est inutile et dangereux", assure la maire, Claire Lapeyronie. Des mots qui ont aussi été prononcés par le ministre de la Santé. Le 9 avril, le Gouvernement annonçait ne pas recommander ces désinfections, après avoir reçu l'avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP).
Pour autant, plusieurs mesures ont été prises par la commune pour assurer le nettoyage des rues. Les agents ont été répartis par équipe de deux. Tous les jours, un binôme assure la plage horaire 9h-12h, l'autre 14h-17h. Les agents sont bien sûr équipés en conséquence : combinaison, masque, gants... Ils doivent également suivre tout un protocole à chaque début et fin de service pour éviter tout risque de contamination. Les binômes restent les mêmes pour éviter des contaminations croisées également.
Les agents nettoient et balayent les rues comme à l'accoutumée. La mairie avait d'ailleurs investi en septembre dernier dans un aspirateur électrique. Une entreprise privée effectue aussi un nettoyage hebdomadaire plus poussé le mercredi dans le centre ancien. Entre les pavés des rues, on voit les brins d'herbe qui commencent à poindre : "On n'a que deux agents qui travaillent au lieu de 8-9 d'habitude. Et on utilise 0 phyto, pas de désherbant", justifie la maire, Claire Lepeyronie.
Pour rappel, les déchetteries du territoire sont fermées aux particuliers hormis celle de Saint-Nazaire qui est ouverte aux entreprises et aux collectivités le matin. La collecte des ordures ménagères est maintenue et n'a pas été modifiée. Le tri est toujours d'actualité.
Pour la maire, "la priorité, c'est la notion de service public et de protéger les salariés." Avec son premier adjoint, Daniel Mouchetant, l'adjoint aux Travaux, Vincent Rousselot, et le conseiller municipal, Benjamin Desbrun, Claire Lapeyronie a constitué une cellule de crise restreinte. Tous les jours, ils échangent à distance sur la situation de la commune pendant la crise du covid-19.