Publié il y a 13 ans - Mise à jour le 20.07.2013  - 2 min  - vu 255 fois

POLITIQUE La rogne et la grogne des élus PC et Front de gauche de la ville de Nîmes

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Excédés par les ordres du jour du conseil municipal qui compilent "des délibérations sans enjeu et réduisent le plus souvent le rôle de l'élu à sa plus simple expression, excluant au passage les aspirations de la moitié de la population", trois conseillers municipaux du Parti communiste et du Front de gauche, Catherine Bernié-Boissard, Sylvette Fayet et Alain Clary, rejoints, au titre la solidarité partagée, par Alain Fabre-Pujol (EE/LV), ont dénoncé ce vendredi matin lors d'un point de presse, "la démarche contestable" de la majorité de Jean-Paul Fournier. Un sénateur-maire qui bafouerait à l'envi "les pratiques démocratiques en préservant une étanchéité entre la commune et le communauté d'agglomération et en se dispensant de concerter les conseillers municipaux".

  "Devant la succession de dossiers sans grand intérêt, nous avons eu envie de faire un ordre du jour fictif tenant compte des véritables enjeux de la ville et de la réflexion commune engagée avec la communauté d'agglomération Nîmes-Métropole, sinon même avec le pôle métropolitain constitué entre les agglos de Nîmes et Alès", a commenté en substance Catherine Bernier-Boissard. Ainsi, outre les communications préalables du maire relatives à la décision du Tribunal administratif de reclasser le Mas Lombard en zone inondable - et donc non constructible - ou au choix "chaotique et hasardeux" de Nîmes-Métropole de ne pas prolonger le TCSP (Transport en commun en site propre) vers la rue Vincent Faïta - abandonnant, au passage, une contribution de 28 M€ de l'Etat - les élus communistes auraient soumis à délibération, une large discussion sur l'urbanisation de la ville-centre. "Ce projet est,dit-on, emblématique du pôle métropolitain mais il n'y a pas de vision d'ensemble. Une agence d'urbanisme commune aux agglos de Nîmes et Alès travaille sur la fameuse ZAD de la porte Nord... mais nous ne savons rien ! Sinon que ce choix d'urbanisation du nord de la ville n'est pas cohérent avec l'aménagement de la gare TGV à Manduel. Pensez qu'entre 1999 et 2006, la croissance démographique n'a été que de 0,6 % dans ce secteur, depuis elle chute. Ce projet est donc complètement déconnecté des réalités et des besoins. La seule façon d'avoir une dynamique, c'est d'imaginer un grand projet au sud de Nîmes", a affirmé le présidente du groupe municipal PC et Front de gauche.

Selon les élu(e)s d'opposition, la situation ne serait guère plus enviable en matière de circulation et de transports. A entendre Catherine Bernié-Boissard, elle exigerait, d'une part, une concertation élargie à l'ensemble des communes de Nîmes-Métropole, d'autre part l'avènement d'un grand syndicat mixte entre les réseaux de transports collectifs Edgar et Tango, "qui faciliterait l'éligibilité aux subventions d'Etat et encouragerait une réflexion d'ensemble". Enfin, plusieurs choix budgétaires ont été contestés, à commencer par les 60 M€ (82 M€ selon le conseil scientifique) devant être investis dans le musée de la Romanité, surnommé non sans malice "musée de l'opacité", sans la moindre assurance du concours de l'Etat. Rappelons qu'à ce jour, seul le conseil régional LR a confirmé sa contribution de 10 M€. "Ce projet dans une ville qui a la particularité d'être un musée à ciel ouvert, exigera également une dépense de 1 M€ annuel pour le fonctionnement (source commune d'Arles). Il impactera durablement la prochaine municipalité". Suite ce samedi matin au conseil municipal de Nîmes, réuni en séance publique.

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