Le compromis de vente n’est pas encore signé. Toutefois, il serait en bonne voie. Le 20 décembre, le Département a mis en vente le parc Meynier de Salinelles.
Un écrin de verdure planté au nord du centre-ville nîmois. La parcelle de 3 000 m² constructibles a été évaluée par France Domaine à 2,5 M€ (840 €/m²). Actuellement, le Département négocie avec l'agence immobilière SFPI de Nîmes. Les premières ébauches du projet prévoient la construction de « plusieurs logements résidentiels d’un ou deux étages », dévoile le président socialiste du Département, Denis Bouad. Le promoteur sera dans l’obligation de « se conformer au PLU (Plan local d'urbanisme) de la Ville de Nîmes avec toutes les contraintes liées à l’urbanisme sur cette zone géographique. On ne va pas faire des immeubles de 12 étages, ça c’est sûr et certain ! »
Nouveaux locaux pour ses agents
Le socialiste est clair : « le Département est propriétaire d’un terrain qui n’a aucune utilité pour lui ! L’année dernière, j’ai vendu des gendarmeries pour 16 M€. La vente de ce parc comme celle de l’hôtel Carénou et de la maison de maître Chantignol devraient nous rapporter quelques millions d’euros. » Avec cet agent Denis Bouad souhaite « financer de l’investissement » et notamment, des locaux plus fonctionnels sur Nîmes pour 500 de ses agents. Le coût de cette acquisition avoisine les 23 M€.
À Nîmes, la décision fait polémique. Une partie des résidents s’inquiète de la perte de ce « poumon vert. » Pour le Département, la gestion de cet espace « n’est pas de notre ressort, mais de celui de la Ville qui peut préempter le terrain. » Et de faire remarquer : « ce n’est pas le seul espace vert de Nîmes. Quand on regarde les vues aériennes d’autres villes de même taille, il y a en a peu qui aient autant d’espaces boisés en centre-ville. » Raison de plus pour le garder, estiment ses détracteurs.
Coralie MOLLARET
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