Les petites entreprises françaises montent au créneau depuis plusieurs semaine à propos du projet de loi de François Rebsamen sur le dialogue social, qualifié d'usine à gaz.
Alors qu'un amendement au texte du ministre du Travail François Rebsmanen en faveur de la reconnaissance du "burn-out" professionnel a été adopté ce jeudi, des interrogations subsistent. L'UPE 30, syndicat des entreprises gardoises, a réagi par la voie d'un communiqué. Ce que l'organisme reproche au gouvernement, c'est la création des Commissions Paritaires Régionales qui autorise un médiateur à s'immiscer dans le quotidien d'une entreprise pour instaurer un dialogue social entre employés et employeur. "Un nouveau coup dur [et] une nouvelle atteinte inacceptable à la liberté d'entreprendre. Après le dispositif pénibilité, qui reste une bombe à retardement pour notre économie et nos TPE, c'est un nouveau signe de défiance envers les entreprises" a estimé le syndicat qui ne souhaite pas en rester là. Une pétition a été envoyée à toutes les entreprises du Gard pour demander aux parlementaires de voter contre ce dispositif. Elle sera ensuite transmise à tous les députés et sénateurs du Gard et au ministre du travail, François Rebsamen.
Baptiste Manzinali