Plusieurs dizaines de Gardois encartés à l'UMP ont suivi le grand retour dans l'arène politique de l'ex-chef de l'Etat à la permanence du député européen Franck Proust à Nîmes. Interviewé par Laurent Delahousse sur France 2, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, n'a pas retenu pas ses coups à l'endroit de François Hollande, malgré sa volonté affichée de ne pas "caricaturer" : "je n'ai jamais vu une telle colère, un telle absence d'espoir en France".
Paraphrasant Talleyrand, l'ancien locataire de l'Elysée a glissé : "quand je m'ausculte je m'inquiète, quand je me compare, je me rassure". Réfutant le qualificatif de "sauveur", Nicolas Sarkozy explique que "non seulement j'ai envie (de retourner en politique), mais je n'ai pas le choix".
Selon un sondage Odoxa, pour le Parisien-Aujourd'hui en France, CQFD et iTélé, 55% des Français pensent que son retour est une «mauvaise chose». 72% des sympathisants de droite se disent satisfaits, tandis que seulement 12% des sympathisants de gauche voient d'un bon œil la candidature de Nicolas Sarkozy.