Une trentaine de personnes, dont des adhérents de la CGT et d'anciennes figures communistes du département, ont partagé un moment de recueillement pour les victimes du drame de Charonne.
L'Institut d'histoire sociale de la CGT du Gard met un point d'honneur, chaque année, à rendre hommage aux neuf personnes décédées, à l'entrée de la station de métro Charonne à Paris, lors des manifestations contre la Guerre d'Algérie le 8 février 1962. Présents pour la plupart dans les grandes manifestations populaires de l'époque, qui avaient suivies ce tragique événement, les camarades ont d'abord écouté le rappel des faits. Evoqués par Bernard Deschamps, ancien député communiste (1978-1981,1986-1988) qui après avoir énuméré les noms des neuf disparus, tous adhérents à la CGT, a procédé au dépôt d'une gerbe.
L'importance de perpétrer ce souvenir
Un événement qu'Alain Clary, ancien maire communiste de Nîmes (1995-2001), ne voulait pas rater : "il existe un besoin de rappeler que le peuple français s'était rassemblé il y a 56 ans. Grâce aux grands mouvements nationaux de l'époque, on aboutissait un mois après à la signature des Accords d'Évian et la fin de la Guerre d'Algérie". Ces insoumis de toujours veulent transmettre la mémoire de ce fait historique à la nouvelle génération, pourtant très peu présente pour cet hommage, au siège de la CGT à Nîmes. "Un événement aussi important, on ne peut pas l'oublier. Pour moi, ça fait partie de l'histoire au même titre que la Prise de la Bastille le 14 juillet 1789", s'exclame Marc Grimaud, qui fut co-secrétaire fédéral de la jeunesse communiste dans le Gard. Pas sûr que l'affaire Charonne soit présente dans tous les manuels d'histoire.
Corentin Corger
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